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Seth Messenger : Une intuition de toi

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Une intuition de toi
(Par Seth Messenger)
Mes mots sont de l'or. 
Chacun d'entre eux vaut toutes les fortunes imaginables, est unique et synonyme de changement.
Je ne sais pas pourquoi, mais pourquoi toujours se demander pourquoi ? Cela n'a pas d'importance. Ce qui en a en revanche c'est que, à chaque mot, les choses changent. Omnipotents, ils peuvent tout et tissent la réalité au gré de mon inspiration. Inépuisables, ils tendent à toucher l'éternité, à se fondre en elle. Quel dommage que je ne sois pas omniscient, je pourrais alors prétendre au statut de Dieu. Mégalomanie ? Peut-être pas. Après tout, il me suffit d'écrire une réalité hermétique aux autres, un univers où n'existeront que les lois dictées par mes verbes, que les êtres imaginés par mon esprit fertile. J'y sens déjà pousser la verte plante d'un autre monde. Elle est radieuse, manque peut-être d'un peu de lumière. Tu la vois n'est-ce pas ? Bien sûr, c'est écrit. 
Et voilà, c'était simple, non ? Il m'a suffi de t'évoquer pour que tu existes. Mais, dans le fond, mes pensées ont précédé mes mots. Déjà, j'avais imaginé que tu lirais cette lettre. Déjà, je savais que tu serais piégé dans mon univers. Celui que j'imagine en ce moment même, cet endroit noir où, sortie du néant, flotte une superbe plante. Tu la contemples, jamais tu n'as vu végétal aussi pur, aussi beau. Les mots te manquent pour la décrire. Normal, n'inversons pas les rôles. Ici, ce sont les miens qui priment. Et tu es à ma merci. Que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Un héros de la Seconde Guerre mondiale, un astronaute perdu dans le vide interstellaire ? Bah, et pourquoi pas un caillou ? Imagine un peu, comme ton existence est paisible, petit caillou. Tu n'as pas de système nerveux, donc tu ne ressens pas la douleur. L'on peut te casser, te désintégrer, tu ne souffriras pas. As-tu peur de mourir ? Es-tu malheureux de ne pouvoir agir par toi-même, d'être ainsi soumis à la volonté d'un quidam ? Non, car tu ne le peux pas. Ta conscience en tant que caillou est inexistante. Comme ton existence est paisible, presque parfaite si ce n'est qu'elle n'a aucun sens. Car à quoi sers-tu, petit caillou ? A rien. A personne, car tu es seul au monde, seul avec une plante d'une beauté ineffable. Un végétal aussi incongru que toi. Et si je te laissais ainsi, jusqu'à la fin des temps - à jamais ? Non, quel intérêt y aurait-il ?
Aucun, non, je préfère te faire évoluer, te doter de sensations. Ne sens-tu pas le vide autour de toi, à présent, petit caillou ? Je t'ai donné la vie, une conscience. Est-ce que ça te plaît ? Oh, excuse-moi... tu ne peux pas me répondre. Tu n'es qu'un caillou inanimé, tu n'as ni bouche ni cordes vocales. Alors, qu'attends-tu, grandi, devient l'œuf de toi même. Voilà, tu blanchis a vu d'œil, tu as mal parce que ton système sensoriel n'est pas adapté à la forme que tu prends maintenant. Des nerfs se déchirent, je n'aimerais pas être à ta place. C'est douloureux, insupportable. Voilà, c'est fini. Tu es prêt à éclore, mon œuf, mon enfant. Tu es à point et donnes des petits coups de bec hargneux pour sortir de ta coquille, serais-tu en colère contre moi ? Ca y est. Tu as éclos, bien venu dans mon monde, tu n'as pas le temps de voir la belle plante que déjà des poumons implosent, ton corps meurt dans d'atroces souffrances. Désolé, j'avais oublié de te dire. Il n'y a pas d'air ici. Mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas laisser mourir ton esprit.
Est-ce que tu n'es pas bien comme ça ? Ta minuscule cervelle de piaf flotte dans un bocal de survie, lui-même ballotté dans les ténèbres de mon monde. Hagards, tes yeux d'oiseau n'ont d’autres éléments à percevoir que ma plante, ma jolie plante. Ton amie, non ? Je l'ai créé pour toi, après tout. C'est normal que tu l'aimes, c'est écrit.
Ah, quel bonheur que de penser, non ? Bien sûr, tes songes ne sont pas encore très évolués. Tu n'as qu'une cervelle de moineau, somme toute. Voudrais-tu avoir plus, voudrais-tu d'un savoir infini, se rapportant à l'essence même des choses ? Oui, qu'à cela ne tienne, mon poussin. Est-ce que tu sens ? Les excroissances ? Ce crépitement à l'intérieur de ta tête, de l'extérieur vers l'intérieur. C'est que je suis en train de te confectionner un cortex sur mesure. Il est légèrement plus gonflé que la moyenne des humains, un bonus pour avoir été sage. Quelle aisance tu ressens, quelle sensation de facilité à percevoir et comprendre les choses, n'est-ce pas ? Mais ce n'est que le premier effet, le second, je te laisse le loisir de le découvrir par toi-même.
C'est horrible n'est-ce pas ? Pouvoir emmagasiner et déduire tant de choses, mais n'avoir rien à apprendre. Rien, sinon cette plante verte qui flotte en face de toi. Du coup, tu en as appris les moindres traits. Tu connais jusqu'à ses plus parfaites proportions, tu l'idolâtres presque de tes conjectures, de tes calculs savants sur sa géométrie éblouissante de simplicité. Mais surtout, dans ce désert aride de vide, tu bois mes mots comme l'unique source de savoir dont tu disposes. 
Quelle ivresse, je suis ton biberon, mais toi... tu n'as même pas de bouche. Oui, en quelque sorte, je suis à la fois ton père et ta mère. Et cette plante est ta sœur, ton aînée. Bienvenue dans la famille, fiston. Comme tu as déjà pu le constater, nous ne sommes pas très riches. Les murs ne sont pas envahis par les livres. D'ailleurs, nous n'en avons pas. Désolé. Tu as soif, tu voudrais boire à la source du savoir ? C'est possible. Il me suffirait d'écrire quelques mots. Plus tard peut-être, si tu es sage. En attendant, j'aimerais attirer ton attention sur le manque dont tu souffres si cruellement. Tu sais, être ignorant n'est pas forcément une mauvaise chose dans le monde d'où je viens. C'est même, dans un cas comme le tien, le meilleur cadeau que la vie puisse faire. Reclus dans ce désert de perception et de connaissances, tu n'as pas à souffrir des autres. Le seul problème, c'est que tu t'ennuies drôlement. Évidemment, personne n'est parfait. Tu es impatient ? Tu voudrais savoir ? Tu n'as donc rien écouté de ce que je t'ai dit. Et bien soit, qu'il en soit ainsi. 
Quelques milliards de milliards de neurones supplémentaires te seront bien nécessaires, pour savoir. Tu peux sentir à quel point tu as la grosse tête, mais si tu la voyais, tu ne serais peut-être plus aussi fier. C'est monstrueux, et ça se remplit du plus précieux des vents, celui de la connaissance. Tu découvres l'histoire de mondes qui me sont à moi-même inconnus, perces les mystères de toutes choses, vois la vérité en face - la salues irrévérencieusement. Elle est tellement vulgaire, à ton goût d'être cultivé. En fait, tu as une chance que je n’ai pas. Comme je te l'ai déjà dit, je ne suis pas omniscient ailleurs qu'ici, dans la réalité d'où j'écris. Toi, tu vois le passé et le futur, tu caresses de ton esprit la courbure de l'espace-temps et calcules les distorsions magnétiques entre plusieurs plans dimensionnels. Tu rigoles en découvrant le sens de toute chose et, à cet instant même, mon existence te paraît insignifiante. Tu me trouves ridicule. Si tu pouvais parler, tu m'insulterais et me révélerais des vérités qui feraient probablement chavirer ma raison. Je t'ai doté du savoir d'un Dieu, sans t'en donner les pouvoirs. Et voilà que la révélation de ta propre impuissance pénètre ton puissant cortex. Et cette atroce vérité s'amplifie de synapse en synapse prenant maintenant l'allure d'un cyclone mental. La révélation tourne à l'obsession, à la vitesse d'une pensée psychotique, te faisant progressivement basculer dans un gouffre de détresse. Que dis-tu ? Au secours ? Aide-moi, fais que je puisse agir ? Allons, me crois-tu assez bête pour cela ? Et puis, tu n'as que ce que tu mérites, tu payes le prix de ton impatience. Je t'avais prévenu, l'ignorance n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Non ? J'étais sûr que tu serais d'accord avec moi. Allez, je ne suis pas si cruel. Je te concède un pouvoir d'agir. Un pouvoir d'agir, restreint certes, mais c'est déjà ça. Ce n'est pas grand-chose, ne me remercie pas. Vraiment, ce n'est rien. Bon, puisque tu insistes. 


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