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Seth Messenger : Citations de Françoise Dolto

Françoise Dolto a dit :

(Langue maternelle)
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Françoise Dolto
(Citations)
#39972
« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences. »
Françoise Dolto


#39973
« Il faut une très grande maturité pour être capable d'être parent, car cela implique d'être conscient que ce n'est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu'on n'a aucun droit à attendre en échange. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#39974
« L'enfant a toujours l’intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit »
Françoise Dolto


#39975
« La psychanalyse, c'est aider les gens à devenir ce qu'ils sont. »
Françoise Dolto


#39976
« En naissant, un enfant transforme deux adultes en parents. On peut dire ainsi que c'est l'enfant qui fait les parents. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#39977
« Il y a des familles où tout ce qui touche à la sexualité est considéré comme sale ou défendu. On ne sait plus alors si on est un enfant de l'amour ou un enfant de la FAUTE. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#39978
« l'importance du désir, du plaisir... La satisfaction du besoin du travail désiré... Sans cela, on meurt... Parce qu'on se sent fait pour cela. Pour ce travail qui a été une révélation depuis sa plus tendre enfance... Qui devient alors un rayonnement de joie... Dire à un enfant, très tôt de quoi il souffre, pour qu'il compense afin de devenir plus fort... Il y a toujours une possibilité de joie quand il y a communication... Être l'objet de l'autre... Les autres qui disent vrai, pas ceux qui font semblant... »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#39979
« (...), la beauté et la laideur dans l'absolu n'existent pas. On peut souffrir beaucoup en découvrant la laideur intérieure chez quelqu'un dont la beauté physique nous avait séduits. On s'est trompé sur lui en croyant qu'il était aussi beau à l'intérieur qu'à l'extérieur. Inversement, il suffit de tomber amoureux de quelqu'un que l'on croyait trouver laid pour s'apercevoir que dès qu'on aime, tout cela ne veut plus rien dire. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#39980
« Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#39981
« La jalousie n'est pas une preuve d'amour mais d'immaturité. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#39982
« Un enfant humain est le fruit de trois désirs:il faut au moins le désir conscient d'un acte sexuel complet du père,il faut au moins un désir inconscient de la mère,mais ce qu'on oublie c'est qu'il faut aussi le désir inconscient de survivre pour cet embryon dans lequel une vie humaine s'origine. »
Françoise Dolto (Libido féminine)


#39983
« Mon ange gardien? Quand je m'endormais, je ne prenais que la moitié du lit pour laisser la place pour mon ange gardien, pour qu'il dorme à côté de moi, et je récapitulais toute la journée, qui avait toujours été catastrophique, parce que je faisais soit disant beaucoup de bêtises, mais justement je ne savais pas comment je les faisais, ni pourquoi je les faisais, alors j'étais très, très ennuyée, parce que j'étais tout le temps punie et je ne savais pas de quoi. »
Françoise Dolto (Enfances)


#39984
« Parfois ce sont les choses cachées dans notre histoire qui sont les plus douloureuses et culpabilisantes, elles nous empêchent d'avancer, de nous développer. Ce passé qui nous encombre, c'est cela qu'on appelle la névrose. La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#39985
« L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise:Oui je t'aime malheureux. »
Françoise Dolto (Solitude)


#39986
« C'est le bébé qui crée la maman. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît)


#39987
« Si nous n’avions jamais été séparés dans le temps et dans l’espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d’être ensemble, nous ne saurions pas ce qu’est aimer. Aimer est ce mouvement du cœur vers l’image de l’absent pour soulager en soi la souffrance de son absence. (lu dans Outre-mère, de Cyrielle Gau) »
Françoise Dolto


#39988
« "Tu me demandes un conseil; je te le donne, mais surtout ne le suis que si toi tu le désires, parce que ce conseil n'a de valeur que d'échange parlé; c'est la réaction de quelqu'un d'une autre génération à ce qui te questionne. Tu avais besoin de parler de ton questionnement,et que je te réponde, mais ne prends pas ce que je te dis comme une vérité, c'est seulement une opinion. Puisque les humains ont besoin de communication, je te dis ce que tes questions ont suscité de réflexion en moi, mais surtout, ne suis pas ce conseil; demande à beaucoup d'autres personnes et, grâce à cela, tu élaboreras de toi-même la réponse à ton questionnement." L'important est que cela soit dit depuis que l'enfant est tout petit : ne pas imiter et ne jamais se soumettre à l'autre fût-il un adulte, mais trouver sa propre réponse à ce qui le questionne. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#39989
« […] l'amour et la sexualité sont absolument indissociables pour l'enfant que l'on veut instruire. Et l'enfant étant une procréation, il ne devient une œuvre d'un couple que s'il y a eu éducation. Et cette éducation, ce n'est pas le langage des mimiques, c'est le langage des valeurs des choses qui est donné par tout le comportement et le langage verbal qui sont les mots justes . »
Françoise Dolto (Parler juste aux enfants)


#39990
« Tout se joue avant six ans...ou avant quatre ans? »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#39991
« L'être humain n'est pas un objet à conformer au désir d'autrui. »
Françoise Dolto (L'échec scolaire)


#39992
« Parler de ce que fait l'enfant, ce" n'est pas ça une psychothérapie, c'est dire tout ce qsue tu fais, c'est pour me dire quelquechose, et j'essaie de comprendre ce que tu veux me dire. Ce n'est pas ce qu'elle fait en apparence qui est important, c'est ce qu'elle vous dit par son comportement. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#39993
« Est ressenti père, par l’enfant petit, l’homme qui rend maman plus heureuse. Tout géniteur n’est pas un père. C’est l’homme qui donne plus de sécurité à maman lorsqu’il est présent que quand il n’est pas là. C’est celui dont elle s’inquiète s’il est absent plus que d’une autre personne tierce familière qu’il voit autour d’elle. »
Françoise Dolto (Solitude)


#39994
« Je veux encore illustrer le satisfaire le besoin mais non toujours le désir. Par exemple, un enfant n'a pas besoin de bonbons. Il demande un bonbon pour le plaisir qu'on s'occupe de lui, pour qu'on lui parle, qu'on lui montre qu'on l'aime. C'est très intéressant de voir que, si on dit à l'enfant : "Ah bien, oui, comment il serait le bonbon? Il serait rouge?" On parle, on se met à parler pendant une demi-heure, on parle du goût du bonbon, selon sa couleur rouge, ou bonbon vert; on peut même dessiner des bonbons. L'enfant oublie que c'est un bonbon qu'il voulait manger. Mais quelle bonne conversation autour des bonbons! Quel bon moment on a passé. C'est cela : il vient vous demander quelque chose; il veut avoir quelque chose, il veut en parler, et regardez comme c'est intéressant en promenade d'aller devant une vitrine avec un enfant. Quel bain culturel pour eux de parler aux enfants et de jouer à se donner en imagination des cadeaux, et aussi quelle preuve d'amour. L'enfant dit "Ah, je voudrais bien avoir ce camion." La maman répond "Ah, non, ce n'est pas possible, je n'ai pas d'argent." Vite, vite, ne regardons pas. Elle ne veut pas qu'il soit tenté, alors que c'est cela vivre, c'est mettre des mots sur ce qui nous tente et d'en parler. "Ce camion-là, tu trouves qu'il est bien?" - Ah, oui. - Qu'est-ce qu'il y a de bien? - Il a des roues rouges. - Oui, c'est bien, mais les roues rouges, cela peut ne pas rouler aussi. Ce n'est pas une image, un camion, il faut que cela roule. On va rentrer dans le magasin, tu vas le toucher, on va le regarder aujourd'hui, je n'ai pas d'argent pour le payer. - Si, si, si. - Je ne l'ai pas, c'est comme ça, si tu préfères on ne va pas entrer pour le voir de près et le toucher. Si, si... Quand l'enfant voit que la mère est décidée : "mais, on va en parler, etc.", il s'apaise. Ce dont il a besoin, c'est de communiquer dans le désir du camion, dans l'espérance et la mère valorise son désir. Il faut toujours justifier le désir d'un enfant, toujours, toujours, toujours. "Ce n'est pas possible à réaliser, mais tu as tout à fait raison de le désirer." Depuis que le monde est monde, il y a des idiots qui veulent la lune, mais s'il n'y avait pas eu des idiots qui voulaient aller sur la lune, on n'y serait jamais allé. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#39995
« Jésus est ressuscité aussi dans l'animalité de l'homme. »
Françoise Dolto (Les Évangiles et la foi au risque de la psychanalyse, ou, La vie du désir)


#39996
« L'être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu'il est aimé même dans sa souffrance. »
Françoise Dolto (Solitude)


#39997
« Il faut une très grande maturité pour être capable d'être parent, car cela implique d'être conscient que ce n'est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu'on n'a aucun droit à attendre en échange. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#39998
« L'amour vrai ne crée aucune dépendance, aucune allégeance. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#39999
« Petits, les enfants sont comme les psychothérapeutes des parents. »
Françoise Dolto (Les étapes majeures de l'enfance)


#40000
« L'image du corps est la synthèse vivante de nos expériences émotionnelles. Elle peut être considérée comme l'incarnation symbolique inconsciente du sujet désirant et ce, avant même que l'individu en question sache dire "Je". »
Françoise Dolto (L'image inconsciente du corps)


#40001
« L'important c'est qu'un enfant puisse toujours dire ce dont il a envie, mais pas toujours le faire. »
Françoise Dolto (Les étapes majeures de l'enfance)


#40002
« La vraie révolution de l'Education nationale n'est pas de doubler le budget mais de changer la mentalité des fonctionnaires. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40003
« Je lui ai demandé pourquoi il s'était mis à rire aux éclats. Il m'a dit: "Maman, si tu pouvais te voir toi même quand tu es en colère, tu serais la première à rire." »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît)


#40004
« Valérie 16 ans J'aimerais que mes parents soient plus souvent là, pour discuter et s'interesser plus à moi. Au lieu de celà, ça fait des années que mon père rentre le soir, lit "Le monde", mange avec ma mère et moi et discute avec elle(quand il discute avec elle...)sans s'occupper de moi!Et vous appelez ça des parents? Pas moi.Si au moins, ils m'engueulaient... »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#40005
« C'est un scandale pour l'adulte que l'être humain à l'état d'enfance soit son égal. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40006
« Adultes, savez-vous? Huiut adolescents sur 10 pleurent dans leur oreiller tous les soirs, et font de leur journée du "il faut". »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#40007
« Nous mourons parce que nous vivons. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît)


#40008
« -C'était magique la fumée? -La fumée,c'est surtout le fait que le monde disparaissait et qu'on se croyait dans le ciel, c'est ça qui était merveilleux, de ne plus rien voir, et tout d'un coup ça revenait, et d'entendre sous soi ce grand bruit qui passe et qui fait peur sans faire peur, mais un peu. Alors,à ce moment là, je me disais toujours en descendant la passerelle,puisque,après l'avoir montée, on la descend de l'autre côté de la voie de chemin de fer:"Il faudra tout de même qu'elle me dise ce qu'il y a après la mort". C'était toujours à ce moment là. -En revenant du ciel... -En revenant du ciel, il faudra tout de même qu'elle me le dise. »
Françoise Dolto (Enfances)


#40009
« Moi j'y crois au Père Noël. J'y crois aussi, je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner en sachant que ce n'est pas nous qui serons remerciés ce sera le Père Noël. C'est cela qui est merveilleux, on n'a pas à remercier personne... »
Françoise Dolto


#40010
« Le mot "puberté" vient du latin "pubes" qui veut dire poil et en effet l'apparition de poils sur le pubis, sous les bras - et sur les joues pour les garçons - est un des signes de la puberté. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#40011
« En chaque enfant, on l'ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d'être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu'on ait à son égard le comportement et le respect que l'on a vis-à-vis d'un adulte. Il a raison. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40012
« Une mère doit toujours parler à son enfant, car la parole reste quand celui qui l'a prononcée a disparu. »
Françoise Dolto (Les étapes majeures de l'enfance)


#40013
« Je veux vivre comme un cristal, je m'en briserai , peut-être. »
Françoise Dolto


#40014
« Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge. »
Françoise Dolto (Les étapes majeures de l'enfance)


#40015
« FAIRE VOTER LES ENFANTS Nulle part le fait d'être père ou mère ne donne plus de voix au citoyen qui est responsable de futurs adultes. Il est tout à fait inhumain de penser que ceux qui ont mis au monde n'ont qu'une voix, comme le vieillard, comme le célibataire à vie, alors qu'ils représentent l'humanité montante. Je propose entre autres : Dans une famille de quatre enfants (deux garçons et deux filles), le père devrait avoir trois voix, et la mère trois voix, la voix des filles à la mère, la voix des garçons au père, jusqu'à leurs 12 ans. Et puis à 12 ans, les enfants voteraient. On les laisserait devenir responsables de leur propre voix. Ce serait consultatif de 12 à 18 ans (puisque la majorité n'est, hélas qu'à 18 ans). Mais au moins, on aurait, en face du vote exécutif des adultes, le vote consultatif des 12 à 18 ans, ce qui donnerait une image du pays en devenir, et surtout donnerait le moyen aux élus, de faire quelque chose pour l'avenir du pays. Alors qu'on ne parle jamais que de l'actuel du pays et du passé du pays. On fait des choses pour les vieillards, on fait des choses pour les adultes. Mais pour les enfants, presque rien. Même à l'école, on leur donne ce qu'ils ne demande pas puisque la moitié ne suit pas l'école... ce qui prouve qu'on leur donne quelque chose qui ne leur convient pas et que c'est venu de ce qu'on ne s'est pas occupé de la population montante, dans le scrutin dit universel. Il n'est pas du tout universel puisque les enfants n'ont pas de voix à travers leurs parents, et ensuite à exprimer par eux-mêmes. Elle est débile ou perverse cette démocratie qui ne veut pas compter avec les enfants. J'ai essayé de dire à un député, familialement proche, que je trouvais qu'on devrait tout faire pour soutenir les jeunes à s'intéresser à leur présent et à leur devenir. Non à la politique politicienne mais oui à la politique de la vie qui monte dans un pays. Il m'a répondu : "Mais c'est totalement impensable, ça changerait complètement la carte électorale." - "Tant mieux! Les parents qui ont des enfants qui sont l'avenir du pays auraient autant de voix que d'enfants, au lieu de donner autant de voix à des gens qui ne défendent que leur sécurité existentielle personnelle et non l'avenir." »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40016
« C'est important pour les très jeunes lecteurs. Si le personnage auquel il s'est identifié meurt ou connaît le supplice éternel, l'enfant qui lui doit continuer à vivre, peut être tenté d'abandonner la lutte. Le happy-end est nécessaire pour l'encourager à l'effort, à la combativité. Je pense que le happy-end des contes de fées donne à l'enfant l'image d'épreuves qui, évidemment, sont loin de sa réalité, mais qui lui permettent momentanément de s'identifier à des héros qui traversent des passes difficiles et qui arriveront tout de même à triompher des obstacles. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40017
« C'est par la parole, par la création, que l'être humain arrive à dépasser son sentiment d'impuissance; il est voué à la souffrance, à cause de la disparité entre ses désirs, qui sont incommensurables, et l'impossibilité de les satisfaire. Il y a donc une souffrance fondamentale et nécessaire, que nous n'éviterons jamais. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40018
« Qui que nous soyons, je crois qu'à notre naissance, nous sommes dix fois plus intelligents qu'à l'âge où nous croyons l'être, à vingt ans... Nous avons tous en nous l'intelligence, après, elle se distribue sur de multiples désirs, intérêts. Enfin, c'est comme une partie d'échecs, tout est possible au départ, et puis en cours de partie, il n'y a déjà plus beaucoup de pions : faut vraiment veiller au grain pour qu'on aille un peu plus loin et gagner la partie, surtout si l'adversaire en face est malin. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40019
« La maison représente allégoriquement la sécurité de l'enfant, à la fois dans son corps et dans les possibilités de relation de ce corps avec le monde, au sens large du terme. »
Françoise Dolto (L'échec scolaire)


#40020
« La peur de mourir, c'est finalement la peur de vivre. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40021
« Pour un enfant tout est signifiant langage, ce qui se passe autour de lui et qu'il observe. Et il réfléchit dessus. Et un enfant réfléchit et écoute d'autant mieux qu'il ne regarde pas la personne qui parle. Là aussi, c'est très important : quand un instituteur ou une institutrice veut que les enfants les regardent, ils perdent 50% de l'attention des enfants. Pour nous, adultes, c'est le contraire : nous aimons regarder la personne qui parle. L'enfant s'il a ses mains occupées à autre chose, qu'il feuillette un livre, une revue, ou des bandes dessinées, ou qu'il joue à quelque chose, c'est à ce moment-là qu'il écoute, mais fantastiquement tout ce qui se passe autour de lui, il écoute "en vérité" et mémorise... Il ne faut pas que les enfant regardent le maître mais surtout il faut pour bien écouter qu'ils bruitent tout le temps. Les enfants qui ne bruitent pas, qui ne joue pas à quelque chose, n'écoutent pas. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40022
« Ces mots de grâce du phénomène humain que nous sommes aussi pour nous-mêmes, nous en connaissons tous depuis notre enfance, lorsque la solitude n’est pas par nous ressentie comme l’amer rejet de notre désir par celui des autres mais parce que, las de nous être exercés jusqu'à notre meilleure expression donnée, dans la veille, dans un travail, ou dans des rencontres avec les autres aux limites de notre désir et de notre pouvoir, nous sombrons, avec délices dans le sommeil réparateur. Car l’homme après les jeux du désir se doit de revenir à son corps dans une solitude récupératrice de son être au monde, au rythme de son souffle, dans l’oubli des pensées, et des gestes, de ses sentiments, de lui-même et des êtres chers comme de ses ennemis dans la plongée à son anonymat réassumé. Il s’y ressource en son dormir dans des forces qui, aux franges de son inconscience, réaniment la foi archaïque en un vivre qui s’ignore créature individuée, dans l’éclipse rythmée de son » moi » qui toujours désire, le confiant au repos qui le fait s’ignorer jusqu'à son réveil. Là, parfois surpris de l’étrangeté qui en songes l’a visité, menant ses pensées dans des chemins que sa veille ignore, il retrouve ses besoins d’échanges et de consommation qui le rendent alors à nouveau à son corps attentif et, par ses désirs repris, de nouveau prêt à en poursuivre les dessins. 167 - [Le Livre de poche n° 6612, p. 511] »
Françoise Dolto (Solitude)


#40023
« Il y a la mauvaise solitude dépressive,et puis il y a un second temps qui est la mauvaise solitude à priori agressive par sentiment de persécution.Quelque soit l'autre il est supposé nous rejeter,alors que dans la solitude dépressive c'est soi-même qui ne s'y retrouve pas et qui demande à quelqu'un d'autre:"Dis moi quelque chose pour que je puisse exister". »
Françoise Dolto (Solitude)


#40024
« Je crois que ce qui peut intéresser l'enfant, c'est de parler de ses dessins. S'il ne les montre pas, il ne faut pas en faire grand cas. Mais si l'enfant vient montrer à sa mère ses dessins, qu'elle ne dise pas béatement "Il est très beau" sans plus. Elle doit lui parler de ce qui est représenté de l'histoire qu'il y aurait là-dedans : "Et encore?... Et là? ... Par exemple là? Et là? Qu'est ce que c'est? Ah, oui! Eh bien, tu vois, je n'aurais pas vu que c'était ça." Qu'on parle autour de ces dessins. C'est cela qui est intéressant pour l'enfant, et non pas qu'il soit admiré. L'enfant dont on admire les dessins peut être porté à se répéter pour intéresser les adultes. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40025
« Passivité n'est pas vertu. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît : Tome 2)


#40026
« Je souhaite intéresser ici les lecteurs au témoignage d'une femme sur les femmes. Sous le titre général de "La libido génitale et son destin féminin", je vais essayer, dépouillant le mot destin de ses résonances fatales, magiques ou déterministes, de témoigner en femme, en mère et en psychanalyste pratiquant depuis plus de vingt ans des faits d'observation que j'ai pu glaner concernant la sexualité dans son développement chez les filles, ne retenant ici que les traits que j'ai pu rencontrer chez le plus grand nombre. »
Françoise Dolto (Libido féminine)


#40027
« Ce que je lis dans les évangiles en tant que formée par la psychanalyse me paraît être la confirmation, l’illustration de cette dynamique vivante à l’œuvre dans le psychisme humain et de sa force qui vient de l’inconscient, là où le désir prend source, d’où il part à la recherche de ce qui lui manque. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40028
« C'est un certitude scientifique : le fœtus n'entend que les sons graves ; il ne perçoit pas le son de sa mère surtout si elle a une voix aiguë, mais il entend les voix masculines de l'entourage maternel. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40029
« Dans un monde de surplus, de pléthore, de biens matériels mal répartis, le seul bien unique, c'est justement l'amour entre les êtres. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40030
« ... Il y a des classes d'enfants qui vont te le reprocher. Tu n'as qu'à te faire apprécier, et ils verront qu'ils se sont trompés, et qu'ils sont bêtes. Voilà comme vous pouvez aider un enfant qui est marqué par une erreur qui se voit. L'important, c'est ce qu'il vit, c'est comment, lui, il aime les autres, ce n'est pas du tout qu'il soit aimé. Si nous les élevons ainsi : "L'important, c'est qui tu aimes, toi, que les autres t'aiment ou ne t'aiment pas, c'est comme cela que tu seras heureux, toi." Il ne faut pas être maso pour cela, il ne faut pas aller leur faire la cour, se défendre de ceux qui vous font mal, mais pas pour cela se mettre à les détester, cela ne sert absolument à rien qu'à perdre des énergies. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40031
« C'est cette émotion de compassion (comme le Samaritain l'a été) qui fait la communication interpsychique entre les hommes. Il y a l'assistance au corps qui requiert de la compétence et qui est payée, et il y a l'émotion qui rend humain. Quand celle-ci vient à manquer, c'est parce que le service devient institution, ou parce que la rencontre n'est pas unique, insolite, comme dans la parabole, mais devient une habitude, un "travail alimentaire" ou un métier passionnant. L'assisté, alors, n'est plus qu'un objet. Il n'y a plus de relation humaine. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40032
« Le projet ne peut pas remplacer le rite de passage mais peut être permet-il de s'en passer. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40033
« le mot “lire” est un mot qui, pour certains enfants, éveille quelque chose de totalement tabou : c’est le lit conjugal des parents. Au moment où l’enfant est en train d’élaborer son interdit de l’inceste, le verbe du “lit” que leur paraît être le mot “lire” rend ce mot banni, et les activités qui entourent le fait de lire sont quelque chose qui le met dans un très grand trouble. Bien sûr, les maîtresses d'école ne le savent pas et cela doit rester inconscient. C'est le rôle du psychanalyste de découvrir cela avec l'enfant, à l'occasion de dessins »
Françoise Dolto


#40034
« Rien dans le message du Christ n'était en contradiction avec les découvertes freudiennes. »
Françoise Dolto (Les Évangiles et la foi au risque de la psychanalyse, ou, La vie du désir)


#40035
« Tu te rappelles maman,quand j'étais petit,je ne voulais pas croire que j'étais moi. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40036
« La lecture des évangiles […] produit d’abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l’inconscient des hommes d’aujourd’hui. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40037
« Notre rôle, à nous psychanalystes, n'est pas de rester dans notre tour d'ivoire, mais de faire comprendre à l'ensemble de la population, et particulièrement aux adultes chargés de la formation des jeunes, l’aide que peut apporter la psychanalyse pour des enfants en grandes difficultés intellectuelles, caractérielles et sociales. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40038
« Quand la fille ou le garçon, par exemple, sont odieux ou impertinents avec leur mère, le père étant présent, c'est au père de leur dire : "Je ne permettrai à personne dans ma maison d'être odieux et irrespectueux avec ma femme." La mère doit faire de même, quand le fils dit devant elle des choses critiques et désobligeantes sur le père. C'est important que les parents sachent ainsi parler : ne serait-ce que pour que l'enfant sente qu'ils se respectent l'un l'autre et ne se surveillent pas mutuellement. Mais il faut savoir aussi qu'un enfant peut chercher à parler à son père ou à sa mère seuls, sous le couvert de parler de l'autre; après une réponse comme celle que je viens de dire, cela peut s'arranger très bien. "Tiens nous n'avons pas si souvent l'occasion de parler tous les deux, si tu me parlais de toi?", etc. Ou souvent, les enfants ne savent pas comment engager la conversation et croient que c'est en se plaignant de l'un qu'ils seront écoutés de l'autre. Quand ils recherchent, en fait, un colloque singulier. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40039
« Il faut une très grande maturité pour être capable d'être parent, car cela implique d'être conscient que ce n'est pas une situation de pouvoir, mais une situation de devoir, et qu'on n'a aucun droit à attendre un échange. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40040
« Aucun enfant n'entre en analyse sans payer : il a droit à trois séances pour lui gratuites, c'est-à-dire payées par les parents ou la Sécurité Sociale. Je le préviens : "Si le travail t'intéresse, tu verras ça au bout de trois séances; alors , tu paieras un prix symbolique, je ne te verrai pas si tu n'apportes pas quelque chose..."; les petits, un caillou; les plus grands, un timbre; s'ils ont de l'argent de poche, une pièce de dix centimes. L'enfant qui arrive les mains vide à la séance suivante, je le félicite de son refus (ou de son oubli) et lui dis de revenir s'il le désire la fois suivante avec son paiement symbolique et je lui garde son rendez-vous. Je rassure les parents : "Non... Vous êtes inquiets pour votre enfant, mais lui (ou elle) ne trouve pas que ça vaut la peine de payer dix centimes : ça casse un carambar, et il a raison : c'est qu'il n'éprouve pas le besoin d'être aidé, ou qu'il n'a pas confiance en moi, vous feriez de même." C'est un extraordinaire levier : ça provoque l'enfant à désirer authentiquement s'exprimer. Il expérimente parfois tout nouvellement qu'on ne le prend pas de force; ce n'est pas terrible de préparer un petit timbre chez lui, de ramasser un caillou et de l'apporter... Et ceux qui ne le font pas, c'est vraiment qu'ils n'ont pas besoin du traitement. Ce sont les parents qui alors, inquiets de lui (ou elle) viennent pour l'enfant. Je les y invite : "Venez pour parler de la situation avec votre enfant... Nous chercherons ensemble pourquoi votre enfant ne peut pas encore se sentir responsable de lui." Très souvent ce sont les parents qui empêchent leur enfant de devenir autonome. Eux, sont angoissés mais leur enfant ne l'est pas encore. Il s'exprime par opposition passive ou active aux désirs d'autrui qui veut s'imposer à lui. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40041
« Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent. »
Françoise Dolto (Les étapes majeures de l'enfance)


#40042
« Je ne peux pas supporter d'entendre ce mot "droit" de visite.C'est un devoir de visite que le parent discontinu doit remplir. »
Françoise Dolto (Quand les parents se séparent)


#40043
« L'adolescente nubile ne devient matrone que si on lui fait violence.Elle accède à sa vie de femme par une violence brutale.Jeune vierge hier,femme amphore le lendemain,s'opposant à la minceur de l'éphèbe. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40044
« Il faut que les deux parents le désirent,l'enfant. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît : Tome 3)


#40045
« Martine 14 ans J'ai mal dans ma peau, je me sens nulle, zéro, inutile sur cette planète, je me fais honte au fond de moi. Je repousse toute idée d'indépendance, la vie me fait peur. C'est comme si cette peau n'était plus la mienne. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#40046
« Après que sa mission a été accomplie selon ce qui était écrit, le doute poigne d’angoisse le Christ, comme tout être humain concernant sa propre foi, la certitude de son bon droit, la vérité de son désir et de son œuvre accomplie. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40047
« Tout le monde ne naît pas avec les dons d'éducateur, mais tout le monde est parent. »
Françoise Dolto (Les Chemins de l'éducation)


#40048
« R.N.D.: Les familles d'aujourd'hui ont souvent un enfanr unique. Comment peut-on remédier à cette situation difficile à vivre pour le jeune enfant? F.D.: Il n'y a pas de remède, parce que ce n'est pas une maladie d'être enfant unique. Mais ce qui est certain, c'est que l'enfant unique est différent des autres enfants. [...] En fait, le premier vrai rival de l'enfant unique, c'est l'enfant que lui-même aura après son mariage. »
Françoise Dolto (Les étapes majeures de l'enfance)


#40049
« Passer de l'enfance à l'âge adulte, on peut appeler cela une "mutation". C'est aussi important que de passer de la vie du foetus dans le ventre de sa mère à la vie aérienne du nourrisson. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#40050
« C'était le ba, be, bi, bo, bu etc. Je me souviens à quel point c'était difficile et décevant, ces leçons d'apprentissage, et il fallait toute ma confiance dans cette femme, pour admettre que ce qu'elle trouvait bien dans notre leçon de la matinée n'était pas le résultat d'un dérangement de son esprit. »
Françoise Dolto (L'échec scolaire)


#40051
« Le seul péché est de ne pas se risquer pour vivre son désir. »
Françoise Dolto (Les Évangiles et la foi au risque de la psychanalyse, ou, La vie du désir)


#40052
« Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40053
« L'enfant a toujours l’intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40054
« Je crois que le jeune, beaucoup plus que des paroles, attend des actes...Ce qui importe, c'est l'exemple de vie. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40055
« La méthode psychanalytique est avant tout une méthode d'investigation clinique. L'objet de son étude est la vie de l'inconscient, cette part latente de nous-même qui sous-tend notre vie psychique. C'est par l'étude des faits psychiques inconscients que la psychanalyse peut éclairer les aspects apparemment inexplicables du comportement de certains sujets ou avertir ces sujets eux-mêmes des motivations inconscientes qui les entraînent, contre leur volonté, dans des situations ou des états affectifs opposés à ceux qu'ils désirent. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40056
« Finalement l'adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40057
« Les raisons,les motivations d'un être humain-enfant sont,jusqu'à la fin de la résolution oedipienne,surtout des raisons émotionnelles et affectives. »
Françoise Dolto (L'échec scolaire)


#40058
« Blanche Neige c'est quelqu'un qui bosse du matin au soir. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît : Tome 3)


#40059
« Anne 16 ans La sexualité, c'est un peu comme grandir pour moi. C'est l'étape où son corps devient celui d'une femme et par le geste de faire l'amour avec un garçon, on s'affirme. Et puis la sexualité c'est aussi les contraceptifs, la peur d'avoir un enfant sans l'avoir voulu même avec amour. »
Françoise Dolto (Paroles pour adolescents : Ou le complexe du homard)


#40060
« Je crois que c'est un tournant dans la vie d'un enfant quand il s'aperçoit de la faille qu'il y a dans le "tout savoir" de l'adulte que jusque-là était absolument impensable : les parents savent tout. Ils sont "tout-sachant" et "tout puissant". »
Françoise Dolto


#40061
« La danse est un langage, et ce langage, ce n'est pas seulement une satisfaction du corps ou de corps à corps, c'est un art qui transcende le corps. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40062
« Il endort sa vigilance, il se laisse subjuguer par les pulsions de mort qui, dans l’inconscient, prévalent sur les pulsions de vie quand, de sa sexualité à la nubilité, le jeune homme ou la jeune fille n’ose assumer le désir qui l’appelle, hors du foyer familial, à en devenir responsable ; quand un sentiment perverti du devoir filial retient de peiner des parents anxieux, de se dérober à des parents abusivement possessifs ou autoritaires. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40063
« [Qu’est-ce qu’un mythe ?] C’est une projection des imaginaires préverbaux, du ressenti de vivre dans son corps. Quand je dis mythique, je dis au-delà de l’imaginaire particulier de chacun ; c’est une rencontre de tous les imaginaires sur une même représentation. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40064
« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences. »
Françoise Dolto


#40065
« Les enfants sont les symptômes des parents. »
Françoise Dolto


#40066
« Il faut savoir que c'est un signe de faiblesse de la part des parents, de faiblesse de leur self-control. C'est donc un mauvais exemple que donne l'adulte. Un adulte qui parle avec brusquerie et agressivité, qui agit avec violence et s'abandonne à des explosions caractérielles vis-à-vis de son enfant, ne doit pas s'étonner, quelques mois ou années après, de voir cet enfant parler et agir de même avec de plus faibles que lui. Je le répète, pour tout enfant jeune, ce que l'adulte fait est vu comme "bien", aveuglément si j'ose dire : et l'enfant l'imitera tôt ou tard, tant à l'égard de l'adulte même qu'à l'égard des autres enfants. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40067
« Car, il faut savoir qu'un enfant doit abîmer, il le doit. Et cela, parce que le jeu de l'enfant, jusqu'à quatre ou cinq ans, abîme. Et cela, parce que le jeu de l'enfant n'est pas le respect des choses. Si on lui enseigne trop tôt à respecter ce qui a été acheté cher, les meubles, le papier du mur, cela va l'empêcher d'être "vivant" : un enfant bien portant s'il est gai et si les parents ne sont pas constamment en alerte : "Qu'est ce qu'il va faire encore?". »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40068
« On m'a souvent posé la question de savoir si la psychanalyse peut tout expliquer. Pour ma part, je crois qu'elle est là non pas pour "tout expliquer", mais pour aider ceux qui se sont enlisés dans la répétition par refoulement de leurs désirs : les aider à sortir du même sillon du disque de leur vie, qui est en train de tourner sur place. Elle est là pour que la vie reprenne ses droits. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40069
« La foi est un événement personnel dans l'histoire personnelle de chacun et non pas un atavisme, une hérédité, un endoctrinement prolongé. »
Françoise Dolto (La foi au risque de la psychanalyse)


#40070
« Ce divorce et cette souffrance ne sont pas inutiles,puisque tu es né et que tu es une réussite de ce couple. »
Françoise Dolto (Quand les parents se séparent)


#40071
« Je n'ai qu'une chose à dire aux hommes politiques:C'est de 0 à 6 ans que le législateur devrait le plus s'occuper des citoyens. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40072
« Si l’amour existe entre deux personnes, l’harmonie sexuelle s’ensuit. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40073
« L'importance de la parole chez l'enfant. L'importance de stimuler le langage chez notre enfant. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40074
« Lorsqu'un mère est déprimée, il y a toujours un enfant de la famille, celui qui a le plus de vitalité, qui devient insupportable. On dirait que c'est l'électrochoc du pauvre. C'est une façon d'empêcher la mère de tomber dans la dépression. On a l'impression que l'enfant ne veut pas voir quelqu'un de dépressif et fait tout un ramdam pour que ça vive là-dedans; sinon, ça ne vivrait pas assez. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40075
« Je crois qu'il faut dire aux enfants ce qui va se passer, sans leur faire peur, mais en leur montrant qu'on est avec eux : "Je penserai à toi." Les enfants en ont besoin. Ou bien : "Tiens, je t'ai apporté une image, ou un ticket de métro. Quand tu t'ennuieras à l'école, tu l'auras dans ta poche. C'est papa qui t'a donné ce ticket de métro. Tu auras déjà plus confiance." Des choses comme celles-là. Ils ont besoin de la présence des parents. Ce milieu est insolite. S'ils n'aiment pas leur maîtresse, la question à poser aux enfants, c'est : Est-ce qu'elle explique bien?" Très souvent, ils disent : "j'aime pas la maîtresse, mais oui elle explique très bien." "Eh bien, c'est le principal. Une maîtresse est là pour expliquer. Pour le reste, c'est la maman qui est là." »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40076
« Si le désir est toujours satisfait, c'est la mort du désir. Lui dire "Non" offre l'occasion de verbaliser autour de l'objet du refus, à condition de respecter chez l'enfant son droit de faire une scène. "Je ne fais pas ce que tu veux, tu as raison... Et moi j'estime que j'ai raison de ne pas le faire." Une tension est alors créée, mais de cette tension découle une relation vraie entre cet enfant qui émet un désir et l'adulte qui exprime le sien, étant entendu que rien ne manque à l'enfant, quant à ses besoins vitaux. Deux sujets qui soutiennent chacun leur désir. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40077
« La phrase la plus entendue ces dernières années, dite par des adolescents et des moins adolescents, c'est : "Nous n'avons pas demandé à naître." Ils n'ont peut-être pas "demandé", mais ils ont "désiré"... La demande et le désir, ce n'est pas pareil. Le désir est inconscient et la demande est consciente. Ils l'ont désiré, sans ça ils ne seraient pas là. Ils assument le désir de survivre. En fait, c'est une plainte, un cri. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40078
« Le problème que pose votre divorce,ce n'est pas vous,mais votre enfant et l'age qu'il a . »
Françoise Dolto (Quand les parents se séparent)


#40079
« Une psychanalyse pour moi c'était un exercice philosophique. »
Françoise Dolto (Autoportrait d'une psychanalyste, 1934-1988)


#40080
« Je reviens à la question que mes frères me posaient toujours:"Mais pourquoi fais tu ça? Pourquoi?". Ils ne comprenaient pas. "Parce que je sens que c'est le bien".Je n'avais jamais d'autre réponse. »
Françoise Dolto (Autoportrait d'une psychanalyste, 1934-1988)


#40081
« Le phénomène punk c'est celà aussi,c'est se faire remarquer parce que c'est sacré de se faire remarquer,étant donné que si on était seulement le fils ou la fille des parents qu'on a,on aurait honte de soi. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40082
« En découvrant la femme en moi, et en abdiquant ces revendications masculines intérieures, l'intéret pour les diplomes et les triomphes des examens disparait. »
Françoise Dolto (Correspondance, 1913-1938. Volume : 1)


#40083
« Chaque être humain possède du fait même de son existence incarnée, une image de l'homme et de la femme complémentaires; cette image, il la plaque sur les parents qui l'élèvent et c'est à cause de ce prêt imaginaire, à des personnes réelles, qu'il va se développer en s'identifiant à elles selon les possibilités son patrimoine génétique. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40084
« La relation à la mère est une relation de langage qui s'inscrit par la santé ou la mauvaise santé dans le corps de l'enfant. Le psychique et le somatique sont absolument liés : c'est un langage inscrit dans la santé ou dans la maladie et qui est fantastiquement important avant le langage parlé. Le langage parlé quand il est juste et qu'il dit à l'enfant ce qui le concerne, ça lui permet de survivre aux épreuves. Autrement, il est obligé de manifester l'épreuve par le langage du soma, c'est-à-dire par la maladie. »
Françoise Dolto (Enfances)


#40085
« Avec Jésus se joue un psychodrame où la parole fait tout le travail de castration. Ce n’est pas le corps de Jésus sur le corps de l’autre -comme pour Elie-, c’est la parole, le verbe qui est efficace et délivre au désir son sens et son ordre. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40086
« Autrefois, le concept d’aliénation, d’aliéné, qualifiait des êtres qui étaient dangereux, irresponsables ou débiles. Actuellement, on découvre que ces êtres aliénés […] ont un comportement qui résulte d’une adaptation de leur inconscient à celui des autres. Des processus vitaux et symboliques peuvent entraîner une aliénation qui est une adaptation non conforme de leur désir au code de tous. Leurs comportements veulent dire quelque chose. Ces comportements ont donc valeur de langage. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40087
« Le texte de cette parabole [du bon Samaritain] ne me semblait pas du tout en accord avec la morale dite chrétienne qu’on en avait tirée mais révélateur d’une dynamique inconsciente de solidarité entre des humains qui se méconnaissent, s’ignorent, comme d’une dynamique cohésive interne révélée à chacun de nous. Il me semblait que cette leçon nous révélait une articulation quasi sacrée entre l’amour et la liberté pour ce qui est de la relation entre individus, et entre le sentiment de liberté et le sentiment d’aimer pour ce qui est de chacun de nous dans notre structure psychique de sujet désirant. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40088
« ... les fantasmes sadiques, ce n'est pas de la méchanceté de quelqu'un, pas du tout, c'est quelqu'un qui a subi - peut-être au moment de sa naissance ou peut-être plus tard - des souffrances qui n'ont pas été parlées, et qui à cause de ça est obligé de les revivre, en développant plus tard comme une petite cicatrice qui devient très grande, quand le corps se développe. C'est la même chose avec ces fantasmes d'agression que quelqu'un a subis, et qu'ensuite il fantasme dans sa vie quand il n'a pas eu la possibilité de faire de psychanalyse. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40089
« C'est important pour les psychologues qui reçoivent des gens soi-disant déprimés, et qui disent : "Ma vie n'a plus de sens..." Demandez-leur : "Mais alors, pourquoi survivez-vous ? Qu'est-ce qui vous fait vivre puisque vous dites que c'est tellement triste de vivre ?" C'est très important de les faire parler du sentiment de mort qu'ils ont, et c'est comme cela que vous les aiderez à en sortir, ce n'est pas du tout en remontant le moral des gens. Remonter le moral, c'est tout le contraire. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40090
« [...] en fait, c'est ça dont un enfant a besoin. C'est de questionner l'adulte et que l'adulte se sente vraiment questionné et ne réponde pas n'importe quoi. »
Françoise Dolto (Enfances)


#40091
« N'oublions pas que ce qui fait l'intelligence de l'homme, c'est pour beaucoup celle de ses mains. »
Françoise Dolto


#40092
« Il y a des familles où tout ce qui touche à la sexualité est considéré comme sale ou défendu. On ne sait plus alors si on est un enfant de l'amour ou un enfant de la FAUTE. »
Françoise Dolto


#40093
« La psychanalyse, c'est aider les gens à devenir ce qu'ils sont. »
Françoise Dolto


#40094
« Le moment est venu de valoriser d'autres activités qui ne sont pas forcement le même type de travail horaire qu'on avait réglementé au XIX siècle. Il reste a concevoir d'autres façons de valoriser la compétence, le savoir-faire, l'amour de l'art, le sens de la belle ouvrage, le goût des belles et bonnes choses. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40095
« Ce qui est dommage aussi, c’est qu’il s’agit surtout de fantasme de perfection de l’amour vu uniquement dans le sens physique et orgastique, alors que ce dont un être humain a le plus besoin c’est d’une évolution vers plus d’humanisation de ses rapports. Ce n’est pas dans la recherche du corps, surtout du sien propre, qu’il va la trouver, mais dans la relation d’amour avec l’autre. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40096
« Lorsqu'un bébé ne dort pas, il a besoin de communication inter-psychique, d'échanges sensori-moteurs, du rythme du porter de la mère, de son langage vocal, gestuel, mimiques. Il a besoin de sourires, de la parole ; tout les questionne, tout bruit inattendu ne prend sens que par la présence parentale qui rend humaines à l'enfant toutes ses insolites perceptions qui le font pleurer, crier, appeler quelqu'un ; qui donne sens à cette richesse sensorielle interne et externe mise en éveil pour lui chaque fois que quelque chose frappe son attention. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40097
« La psychanalyse nous enseigne que tout acte même néfaste est solidaire d'un ensemble vivant et que, même regrettable un acte ou un comportement qui fait souffrir peut servir de façon positive pour qui sait en tirer expérience. Hélas, en chacun de nous le sentiment de culpabilité est fondamental, entraînant les inhibitions et barrant l'accès au seul acte libérateur, l'accès à une parole vraie qui réhabilite du désir refoulé ou pervers la totale dynamique à qui est capable de l'entendre. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40098
« Freud a désigné par le terme de résolution oedipienne la mutation organisatrice de la personne qui résulte du dépassement de ces conflits. »
Françoise Dolto (Libido féminine)


#40099
« C'est lui qui a désiré prendre vie;il n'a pas "faussecouché",ce qui prouve qu'il y avait pour lui de quoi vivre dans ce couple qui appaemment ne s'entendait pas:il a donc ,lui,la responsabilité de sa vie. »
Françoise Dolto (Quand les parents se séparent)


#40100
« Victime ou dominatrice:l'Antiquité a magnifié ces deux extrêmes du pouvoir féminin. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40101
« L'intelligence de l'enfant est intuitive et observatrice. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40102
« La haine est une des choses que nous arrivons difficilement à dire;nous vivons avec des émois indicibles qui de ce fait prennent une partie de notre image du corps comme cible à la place de quelqu'un d'autre. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40103
« L'abandonnisme,c'est le fantasme d'abandon qui n'a pas été dit. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40104
« Les pulsions de mort,c'est l'individu qui est sans relation avec le monde extérieur:le sujet meurt de n'avoir pas de relation.Le corps vivrait bien,mais il ne peut plus rien,quand c'est trop précoce dans la vie,il ne peut plus vivre parce qu'il n'a pas été construit complet. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40105
« Pour un enfant tout est signifiant langage,ce qui se passe autour de lui et qu'il observe. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40106
« Tu vois je te touche:c'est moi, c'est toi. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît : Tome 3)


#40107
« Je ne dois qu'à l'analyse-et à toi- qui m'obligeas malgré moi à commencer un traitement que je ne voulais pas faire de m'être guérie avant d'avoir bâti sur des bases fausses les fondations d'un foyer boiteux. »
Françoise Dolto (Correspondance, 1913-1938. Volume : 1)


#40108
« Ce qu'on appelle "éducation nationale" n'a rien d'éducatif. Ce n'est qu'un instructif. D'ailleurs sous la 3e République, on l'appelait plus modestement "instruction publique"! On a voulu substituer l'État à la Famille en proclamant : "Faisons de l'éducation nationale." C'est épouvantable, cette éducation. S'il y a éducation, c'est de l'éducation au pouvoir du plus fort. Ce qui est de l'anti-éducation. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40109
« Dans une famille, les enfants et les chiens savent tout, toujours, et surtout ce qu'on ne dit pas. »
Françoise Dolto (Les mots de Françoise Dolto pour les enfants et leurs parents)


#40110
« Je continue d'être tout le temps questionnée par tout et en particulier par les enfants, leur comportement qui est toujours langagier et qu'il faut décoder pour comprendre ce qu'ils veulent nous dire et en même temps par leurs vraies questions quand en paroles ils nous en posent qui sont toujours surprenantes et auxquelles on a trop vite fait quand on répond : "Tu es bête , c'est comme ça !" Mais non... Les adultes, nous prenons les choses comme si ça allait de soi, mais ça ne va pas de soi du tout. »
Françoise Dolto (Enfances)


#40111
« Le devoir de cet enfant n’était-il pas, aux yeux de la foule, de se vouer à sa mère, pour son utilité à elle ? Il avait à être son bâton de vieillesse. C’est à sa liberté d’homme que cette voix mâle, lucide, calme et ferme l’a éveillé. Jésus éveille dans l’enfant d’un père mort le futur homme, et avec l’homme il l’éveille à sa descendance, à son destin fécond. Dans la mort il l’arrache à l’appel qu’il entendait de son père. Ce père dont la voix avait résonné à ses oreilles dans sa jeune enfance était son moi idéal. Par la mort, en quittant sa mère, c’est son père qu’il allait retrouver. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40112
« Quel conseil scandaleux pour nous, parents humains, attachés par toutes les fibres de notre cœur à nos enfants, et eux à nous : les laisser prendre des risques qui nous angoissent. Et, pour eux, faire de la peine, et entraîner la désapprobation de leurs parents ! Un enfant sait bien que c’est auprès de père et mère qu’il a connu l’amour et la sécurité. Eh bien, ces valeurs de vie, il va aller les chercher non plus en ses parents mais en Jésus. Qui de nos jours oserait le dire à son enfant ? »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40113
« C’est d’une césure de la zone d’influence de la génération parentale que surgit la liberté dans l’invention du Désir de la génération des fils et des filles. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40114
« Dire qu’il faut accueillir le Royaume de Dieu en petit enfant, c’est dire : « Lâche ton père et ta mère ». Cela a le même sens. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40115
« L’actif dort – l’homme est actif dans son émission créatrice génitale. La passive est éveillée et à l’écoute -la femme est passive dans sa réceptivité génitale. C’est peut-être un exemple à méditer concernant la disponibilité consciente et inconsciente qui ne parle pas, qui écoute Dieu. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40116
« [En ce qui concerne l’annonce de l’Immaculée Conception] Nous sommes loin […] de toutes les histoires de parturition et de coït. Ici est décrit un mode de relation au phallus symbolique, c’est-à-dire au manque fondamental de chaque être. Ces évangiles décrivent que l’autre, dans un couple, ne comble jamais son conjoint, que toujours il y a une déchirure, un manque, une impossible rencontre, et non pas une relation de possession, de phallocratie, de dépendance. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40117
« Je ne vous parle pas au nom de tout le monde, je vous parle en mon nom. C'est quelque chose que je ressens très fortement, que nous avons à mériter notre mort, en vivant pleinement notre vie. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40118
« Peut-être que c'est une recette pour les déprimés, le suicide manqué. (Rires.) »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40119
« Les faits divers c'est passionnant, je trouve qu'il n'y en a plus assez maintenant dans les journaux. Il y en a peut-être mais, malheureusement, je ne lis pas assez de ces journaux-là, et quand j'en lis c'est quand je suis à la campagne, où on entend des faits divers ou bien on en lit dans les petites feuilles de choux. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40120
« Ce que les enfant cherchent tout le temps, c'est l'inconnu qu'ils ne connaissent pas encore, et c'est pour ça qu'ils jouent avec la mort, et qu'il faut les laisser jouer avec la mort. C'est particulier aux garçons, plus qu'aux filles ; les filles jouent avec la vie et les garçons avec la mort, mais c'est exactement pareil. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40121
« Avant de naître tu avais peur peut-être peur de naître mais, tu vois, tu es né. Avant de mourir, c'est pareil : nous avons peut-être tous peur de mourir, mais c'(est comme lorsque nous avions peur avant de naître, et puis tout a été transformé après. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40122
« ... si nous avons souffert d'un deuil, cela fait partie de l'histoire de la famille et de ceux qui naîtront après, ça leur appartient car ce mort qui a vécu fait partie de la richesse vivante, symbolique de la famille, et il ne s'agit pas de le laisser comme un petit parce que son corps était petit, si c'était un jeune enfant quand il est mort. Dire ; "Ton frère ainé", et ne jamais donner le nom de cet enfant mort à un autre. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40123
« ... "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir", comme dit le proverbe, et c'est tout à fait vrai. Mais l'espoir de quoi ? L'espoir de communiquer avec les autres ! »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40124
« Il semble que ce n'est pas du tout la mort qui soit crainte, puisque pour l'inconscient ça n'existe pas, et que nous ne craignons que la souffrance, la décrépitude et aussi la séparation des êtres que nous aimons. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40125
« J'ai eu des témoignages de personnes qui ont perdu les quatre membres dans les bombardements, et qui en sont restées des hommes et des femmes-troncs ; ils ont totalement le sentiment de l'existence ; ils se sentent mutilés mais ils n'ont absolument rien en eux qui a l'impression de la mort, peut-être même au contraire. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40126
« C'est la différence d'une solitude pour soi et d'une autre qui est donnée aux autres. »
Françoise Dolto (Solitude)


#40127
« François a quatre ans, il a pris les ciseaux et a découpé le rideau. Le mal est fait, peut-être irréparable. »
Françoise Dolto (Les Chemins de l'éducation)


#40128
« L'important, c'est de rester en communication avec les autres et, à partir du moment où l'on dit à quelqu'un quelle est son infirmité, il y a un trésor de surcompensation pour rester sujet, au lieu d'être individu charnel, de plus en plus objet des autres. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40129
« Ils étaient très gais avant la guerre, et encore avant la mort de ma sœur. Après, une sorte d'éteignoir est tombé sur la maison. Ca a été très, très dur. »
Françoise Dolto (Enfances)


#40130
« Je dis que j'ai parlé aux deux garçons et, qu'en effet, l'absence du père les gêne beaucoup. »
Françoise Dolto (Le cas Dominique)


#40131
« Alors, tout de suite, la mère et le père qui ont entendu cette question doivent répondre la vérité. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît)


#40132
« L'analyse tue la souffrance. »
Françoise Dolto


#40133
« C'est un scandale pour l'adulte que l'être humain à l'état d'enfance soit son égal. »
Françoise Dolto


#40134
« L'être humain n'est pas un objet à conformer au désir d'autrui. »
Françoise Dolto


#40135
« L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise : Oui je t'aime malheureux. »
Françoise Dolto


#40136
« Le tabac, l'alcool soutiennent l'action tandis que la drogue décourage. Le peu de désir qui reste, le désir occulté, le désir enfoui est encore plus muet... La drogue vous fait régresser au "nourrisson gavé". Elle effémine les garçons et déféminise les filles. »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40137
« Dans la rencontre des sexes les émois doivent s’échanger dans une médiation émotionnelle exprimée en paroles pour que les jeux érotiques deviennent entre partenaires un langage d’amour humain, et pas seulement des figures de copulation stéréotypées ou acrobatiques, à effet hygiénique voulu et effet fécondateur éventuel. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40138
« Tout autre est la valeur de l’orgasme survenant dans l’union de deux personnes liées l’une à l’autre par le lien de l’amour. Les coïts sont alors symboliques du don réciproque de leur présence attentive l’un à l’autre, et de leur existence sensée l’un par l’autre. L’éphémère pouvoir imaginaire qu’ils se promettent et se donnent réciproquement, dans la réalité de leur corps, d’accéder au phallus, focalise le sens de leur désir, c’est-à-dire de leur être tout entier . Le fruit pour la femme d’un orgasme complet vaginal et utéro-annexiel éprouvé à l’occasion du coït est triple : l’apaisement de toute tension, la béatitude nirvanique, et chaque fois la conviction d’un bonheur jamais encore éprouvé. Elle ressent un émoi de tendresse reconnaissante pour son partenaire, dont la personne tout entière, seul témoin humain de son existence pendant la faille de temps et de conscience de son orgasme, justifie peut-être alors sa « fente », sans lui injustifiable ; la personne de son amant est associée à son sentiment et à son ressenti de rénovation. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40139
« C’est là, souvent, que se joue de façon compliquée le masochisme masculin, dans le fait qu’il doit se refuser à une régression maternante, alors qu’elle serait souvent tentante et surtout nécessaire à la restauration du morcellement auquel il est beaucoup plus soumis dans ses fantasmes que les filles. Elles sont tranquilles, c’est terminé. Il n’y a plus rien à couper. En effet, le morcellement castrateur, le garçon le risque réellement dans le corps à corps des combats. Il le risque imaginairement dans les fantasmes érectiles de conquêtes sexuelles, puisqu’elles sont toujours suivies de flexivité pénienne. Il le risque aussi symboliquement à travers son nom, dans les agissements extraconjugaux de sa femme, qui peuvent entacher son nom, dans les échecs de sa fratrie masculine qui porte son nom, de sa descendance qui porte son nom. Quant à son rapprochement de son père, dès qu’il l’ébauche corporellement et non fantasmatiquement, ou culturellement par une médiation symbolique, il peut être dominé par les affects qui découlent de ce qu’il projette sur le père, la jalousie de sa réussite, l’insuffisance de sa valeur par rapport à celle de son père. Et lorsqu’il est en état d’infériorité, quelle que soit la raison, et qu’il s’approche pour se faire un peu materner par ce père, une crainte liminaire est toujours là, celle de régresser, de devenir un bébé ; ou, si le père est un homme très fort et haut en verbe, le garçon craint de lui dire ses faiblesses, de peur d’être ridiculisé. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40140
« Le narcissisme du garçon est pris dans la nécessité de défendre l’érectilité de son corps fort et adroit, habile, redoutable, alors que la fille qui a accepté son sexe semble ne plus rien craindre, sauf d’être agressée par qui ne lui plaît pas. Aussi, elle développe très bien l’évitement, la prudence, l’économie, le sens de conservation. Le camouflage de ses trésors aussi. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40141
« Chose curieuse, maintenant que les femmes conduisent autant que les hommes, les filles aiment bien avoir une petite voiture parmi leurs objets hétéroclites, mais elles ne jouent pas à la petite voiture comme le font les garçons, qui s’engagent dans des jeux d'aller et venir, faire aller et venir leurs petites voitures, les faire se rencontrer ; ils s’identifient au plus fort, alors qu’elle soigne son propre corps, comme signe d’être l’objet préférentiel de l’homme. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40142
« Le désir d’intéresser les porteurs de phallus, les hommes, se montre par l’identification à la mère dans les soins ménagers, quand la mère est une bonne ménagère, et l’identification de son corps à un objet paré de signes qui la font regarder par les garçons, ou du moins se l’imaginent-elles. Les noeuds dans les cheveux, même actuellement où ce n’est plus la mode. Les colliers, les bracelets, et elle est pleine d’ingéniosité pour fabriquer elle-même tous ces affûtiaux qui sont des surcompensations de l’absence de son pénis, mais qui prouvent aussi la dynamique centripète d’attirer à soi le regard et l’attention des hommes. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40143
« Ce que les adultes doivent retenir, c’est que le sexe pour l’enfant n’existe pas encore ; il s’agit de régions érotiques voluptueuses d'ensemble et, ce qui est spécifiquement érotique passant inaperçu autant à l’enfant qu’aux adultes, il s’agit d’émois ressentis dans la vulve pour la fille, et le vagin peut-être, et pour le garçon d’émois érectiles de son pénis. La phase phallique est donc urétrale. Sur le pénis du petit garçon, la première fois qu’elle le voit, toute fille veut se précipiter en disant : « C’est à moi ça, donne-le-moi, je le veux. » Ça provoque d’ailleurs une hilarité chez le garçon, et un dépit chez la fille, de voir que le garçon ne se sent pas vexé. Immédiatement, c’est le retour à la mère : « Pourquoi, moi, j’ai pas ça comme lui ? » C’est là que la parole de la mère peut faire tourner le sens esthétique et éthique de la fille par des paroles justes qui identifient son corps au sien. Et, dans le corollaire, le corps du garçon au corps du père. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40144
« Dans l’expérience que j’ai pu avoir, lors des visites de jeunes filles en désarroi, il s’agissait toujours de suites de relations sexuelles qui n’avaient pas eu de sens pour elles, au moment où elles s’étaient laissées prendre aux moqueries de leurs camarades et des garçons devant leur réticence à se donner, alors qu’elles n’éprouvaient ni désir ni amour. Finalement, elles se laissent avoir pour ne pas paraître stupides, et aussi parce que court chez les jeunes filles la crainte d’être frigides. Or, bien sûr, elles se mettent justement dans les conditions de le devenir, si elles se donnent sans que ça ait aucun sens, ni éthique ni esthétique, ni symbolique, pour elles au moment où elles se donnent. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40145
« Dans le cas où le premier coït a été un succès ou, tout au moins, un demi-succès de plaisir et un succès d’affection accrue et de confiance réciproque accrue entre les deux partenaires, il est probable que l’évolution sexuelle de la femme se fera vers des orgasmes de plus en plus complets, jusqu’à l’obtention de l’orgasme utéro-annexiel. Tant qu’elle n’a pas été reconnue par un homme valable, belle dans sa nudité et désirable, la jeune fille reste donc dépourvue narcissiquement de valeur esthétique génitale. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40146
« Du point de vue narcissique, le premier coït peut être un énorme succès, comme il peut être, au contraire, un échec catastrophique. Et cela ne dépend que de l’homme, s’il en est un ; mais, dans la plupart des cas, il est souvent encore plus immature que la femme. Ce sera un énorme succès, si l’homme sait être reconnaissant de l’intention de don de ce corps qui lui a été fait, s’il soutient la fierté de la jeune fille dans sa promotion de femme ; mais l’événement, pour lui, est généralement érotiquement gratifiant, et pour peu qu’il n’ait pas été narcissiquement confirmé par la verbalisation admirative de sa partenaire sur sa puissance ou sur la beauté de son sexe, il se ressent dépossédé par la fierté de sa partenaire, faite femme au dépens de sa castration réassumée. »
Françoise Dolto (Sexualité féminine - libido - érotisme - frigidité)


#40147
« En effet, les gens qui vont en psychothérapie parce qu'ils souffrent savent consciemment de quoi. Ils parlent autour de cette souffrance. Mais cette habitude qu'ils ont de souffrir, ils y tiennent à leur insu, ils ne veulent pas la quitter. Ils voudraient la quitter et en même temps ils ne le veulent pas, parce que c'est comme ça : vivre, c'est souffrir. Mais trop c'est trop. Ils viennent alors en thérapie parce que cette souffrance est en train de les inhiber et de les empêcher de se développer. Malheureusement, ils y tiennent, et tout le travail est de mettre en paroles tout ce à quoi ils tiennent, pour que cela soit périmé, qu'ils n'en aient plus besoin, et que le désir se renouvelle vers une tout autre direction jouissive de la souffrance. C'est cela, une psychothérapie. La psychanalyse est plus complexe, puisqu'on ne vise pas une guérison, on ne vise pas à quelque chose de connu. Dans la psychanalyse, on remonte l'histoire de son corps-coeur ou esprit-langage. Tout est langage. »
Françoise Dolto


#40148
« Extraits du livre: "l'enfant, le juge et la psychanalyste"; entretien entre F. Dolto et A. Ruffo; Gallimard; 1999. page 11 (préface): la juge: "Ce jour là, Françoise Dolto nous a parlé avec l'assurance que lui donnait sa longue expérience clinique de psychanalyste, son respect des enfants" page 33: la juge: "...ce que je veux dire c'est qu'il arrive souvent avec des enfants de douze, treize ans, qu'on nous dise: "Cet enfant a des troubles de comportement", parce qu'il a vécu un inceste, parce qu'il a été rejeté, parce qu'il a été méprisé. Mais moi je refuse de lui accorder la protection pour ses troubles." F. Dolto: " mais vous avez tout à fait raison parce que l'important c'est: puisqu'il a survécu, qu'est-ce qu'il y a eu de suffisant pour y prendre son pied ? Si un être est vraiment traumatisé, il tombe malade; si un être n'a pas de quoi vivre, il ne continue pas." page34: F. Dolto: "Si les enfants savaient que la loi interdit les privautés sensuelles entre adultes et enfants, et bien, à partir du moment où un adulte le lui demande, s'il accepte, c'est qu'il est complice, il n'a pas à se plaindre. mais il peut avoir, sans se plaindre, à dire: "mais ça m'a fait très mal.-Oui. Pourquoi t'es-tu laissé faire puisque tu savais que ce n'était pas permis..." A partir du moment où l'enfant est au courant, très jeune de la loi, il est complice et on peut l'aider beaucoup mieux." la juge: " Je comprends très bien. A ce moment-là, on ne lui donne pas un rôle de victime." page 53: la juge: "Oui. Les enfants se sentent tellement coupables! C'est leur donner la permission de grandir de leur dire qu'ils ne sont pas responsables de leurs parents." F. Dolto: " Ils sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avilit dans leur relation à leurs enfants." page 81: la juge: "Mais quand le père nie et que la mère est complice, que la mère refuse ou est incapable de protéger son enfant, qu'il faut le retirer du milieu familial, qu'arrive t-il de cette relation avec le père ?" F. Dolto: " Ca dépend de chaque enfant, et je crois que ça dépendra de la relation maturante qu'il va rencontrer avec la famille dans laquelle il sera placé, ou avec l'éducateur avec qui il pourra parler et qui pourra justement lui faire comprendre que l'excitation dans laquelle était son père, peut-être sans l'avoir cherché, l'enfant en était complice. Parce que je crois que ces enfants sont plus ou moins complices de ce qui se passe...Il faudra leur dire très tôt...qu'ils ont un devoir de se dérober à ça pour que leurs parents restent des parents pour eux..." page 83: F. Dolto: "Les enfants fabulent beaucoup, oui, c'est vrai. vous voulez dire: est-ce qu'ils fabulent sur les agressions dont ils sont l'objet ?" la juge: " Oui, par exemple, un enfant dit:" Papa a fait ceci ou cela avec moi." F. Dolto: " Oui, justement, et les enfants ne pourraient plus le faire s'ils avaient été informés avant. "Et là pourquoi as-tu laissé faire puisque tu savais que tu ne devais pas, pourquoi l'as-tu laissé faire ? Ton rôle d'enfant, c'était de l'empêcher." page 87: F. Dolto: "...les enfants doivent être avertis, prévenus, avertis de leur rôle, de leur coresponsabilité, de leur complicité: "Bien, tu savais, alors pourquoi l'as-tu fait ? Bon, maintenant tu diras à ton père ou à ton grand-père que c'est défendu, que tu m'en as parlé et que c'est fini maintenant entre vous." la juge: " Et est-ce qu'il est utile pour les enfants qu'il y ait un jugement social, que l'enfant soit déclaré victime ?" " Non, justement c'est très difficile parce que ça le marque pour la vie. Si ça se passe à huit-clos, entre l'enfant et les parents, c'est beaucoup mieux. C'est bien dommage ce qui s'est passé. Il faut dorénavant que ce soit terminé et que ça ne soit pas toute une histoire. Ce sont des choses qui se passent dans le cabinet du psychiatre ou du médecin qui justement le garde en secret professionnel. Il travaille avec les parents pour ce dérapage dans leur vie imaginaire. C'est toujours sous médicaments ou sous alcool que les choses se sont passées." page 88: la juge: Et qu'est-ce que vous faites en tant que juge pour enfants ?" F.Dolto: "On prévient l'enfant: "Ca ne recommencera pas, sans ça tu seras complice." la juge: " Et le père, qu'est-ce qu'on en fait ?" F. Dolto: " Eh bien, le père on va lui dire la même chose: "Il faut que vous sachiez que quand vous êtes en état d'intoxication, vous ne savez plus ce que vous faites. Il faudra que votre enfant vous tienne dans les limites, et madame, vous aussi. Protégez votre enfant. C'est l'avenir, c'est votre descendance qui est en jeu." la juge: " Mais on va se reposer la question. Vous savez, parfois, devant nous, on a des gens qui nous racontent:" Cette fois c'est ma fille, mais moi ça a été comme ça, vous savez madame la juge. Et ma mère, elle a été aussi abusée." Et on remonte comme ça, de génération en génération." »
Françoise Dolto


#40149
« Tout enfant qui a une infirmité, il faut le lui dire tout de suite dès qu'on l'a vu. On peut élever un enfant différemment en lui disant son infirmité dès qu'on le connaît, et à partir de là il n'est plus dans un sentiment d'impuissance continuelle. Il sait de quoi il est infirme, grâce à quoi il peut compenser par les autres sens et les autres moyens de communication qu'il a d'une façon beaucoup plus aiguë que ceux qui n'ont pas cette infirmité. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40150
« Les enfants le sentent très bien, et si on ne les oblige pas à se laver, les enfants sont toujours propres, si seulement on leur en donne l'exemple, quand ils sont petits. Il y a des enfants qui ont un peu peur de l'eau froide mais, dès qu'ils voient l'agrément de la propreté des grandes personnes autour d'eux, ils veulent en faire autant, parce que c'est normal pour l'enfant : tout ce qui va le promotionner à ses propres yeux et le rendre aussi agréable que ces personnes sont agréables pour lui, il y vient tout seul. »
Françoise Dolto (Tout est langage)


#40151
« Il y a aussi de petits aménagements de la chambre à coucher de l'enfant, que la mère pourrait faire. Que l'enfant est toujours près d'elle un verre d'eau, sur la table de nuit. Beaucoup de "pipis au lit" disparaissent quand l'enfant a de l'eau près de lui. Chose tout à fait paradoxale pour les parents! Cela vient de ce que l'enfant, un peu inquiet ou angoissé, a besoin d'eau. Or, la manière immédiate de "faire" de l'eau, c'est de pisser au lit, la deuxième, c'est de boire. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40152
« Je dois dire que les enfants qui n'ont pas de cauchemars autour de sept ans ne sont pas des enfants normaux; en fait, à sept ans, tout enfant a des cauchemars deux ou trois fois par semaine, au moins. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40153
« J'ai trouvé ça tellement abominable que je me suis déterminée à intervenir en amont : il faut travailler avec les enfants. Devant l'effrayant et l'impossible de rien faire pour les adultes parce que c'est trop tard, je me suis dit : il faut s'occuper des enfants, avant que les êtres en arrivent là! »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40154
« Le développement de la sexualité est sous-tendu,selon la psychanalyse,entièrement par l'existence et la structure de la libido. »
Françoise Dolto (Libido féminine)


#40155
« A l'inverse des héros qui réussissent,il y a des perdants qui risquent de décourager la relève. »
Françoise Dolto (La cause des enfants)


#40156
« -Le fait que Freud était juif,ça a une importance pour vous? -Oui,mais surtout qu'il ait dénié l'être.C'est parce qu'il a dit"Non,je ne le suis pas!" qu'il a pu découvrir la psychanalyse. »
Françoise Dolto (Autoportrait d'une psychanalyste, 1934-1988)


#40157
« C'est le bébé qui crée la maman. Avant, elle peut dire tout ce qu'elle veut :"je ferai ceci, je ferai cela." Le bébé est là :elle change complètement d'avis. Donc ça ne sert à rien de programmer. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40158
« Il est bien vrai que l'enfant bouleverse complètement une vie, transforme les êtres et leur fait donner le meilleur d'eux-mêmes. Être parent, ce n'est pas quelque chose d'inné, mais quelque chose qu'on apprend. »
Françoise Dolto (Lorsque l'enfant paraît, tome 1)


#40159
« Je vivais ma vie dans une famille nombreuse où je trouvais que les autres perdaient beaucoup de temps à se disputer tandis que moi je n'avais jamais assez de temps pour mes querelles avec quelqu'un. J'étais toujours occupée à faire quelque chose. C'est cela qui a été la particularité de mon être dans cette famille nombreuse : j'étais toujours occupée à faire quelque chose qui m'empêchait de perdre mon temps à me disputer. »
Françoise Dolto (Autoportrait d'une psychanalyste, 1934-1988)


#40160
« La psychanalyse est et reste le point d'impact d'un humanisme qui s'éclaire, depuis Freud, de la découverte de processus inconscients, agissant à l'insu du sujet et limitant sa liberté. »
Françoise Dolto (La difficulté de vivre)


#40161
« L'autorité parentale est un mot idiot, il vaut mieux dire la "responsabilité parentale". »
Françoise Dolto (La Cause des adolescents)


#40162
« Et voilà la vérité du Christ qui vient caramboler la réalité. Je suis en train d’imaginer, je suis en train de me conformer à un processus social, et tout à coup voilà le réel qui fait irruption, dans la réalité, voilà une parole absolument surprenante, inattendue, insolite. »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40163
« Quand Jésus dit : « Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? » j’avais toujours entendu gloser : « Pourquoi femme, te mêles-tu de mes affaires ? » mais cela veut dire à mon sens : « Femme, qu’est-ce qu’il y a tout à coup en moi ? Quelle est cette résonance extraordinaire à tes paroles ? » »
Françoise Dolto (L'Evangile au risque de la psychanalyse, tome 1)


#40164
« La parole c'est autre chose que le corps, et la parole dans ses effets, si on peut décoder le sens des mots qui sont contenus, est déjà un exemple de survie après la mort physique. Je pense que c'est par ces moyens-là que nous pouvons aborder le sens de la vie, au-delà de la terminaison des échanges du corps qui s'appelle la mort, pour nous, et qui pour moi est de l'ordre de "être attendue ailleurs", comme le foetus est attendu par ses parents au--delà de son asphyxie et de la naissance qui s'ensuit. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40165
« Peut-être que c'est une recette pour les déprimés, le suicide manqué. (Rires.) »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40166
« Question ; Tu dis que l'inconscient ne connaît pas la mort, et pourtant nos rêves sont plein de cadavres, d'enfants morts, on zigouille sa femme... F.D. : Oui, mais ils sont pleins de la mort des autres, ils sont pleins du "donner la mort", et ça, c'est de l'agression. [...] Ce dont nous parlions, c'est de la mort de quelqu'un, de la réalité de la mort pour soi, et non des fantasmes d'agressivité, du western où tout le monde est payé. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40167
« ... nous savons que l'inconscient ne connaît pas la mort, l'inconscient ne connaît pas la dépression. Qu'est-ce alors qu'une dépression ? C'est une régression pour manipuler quelqu'un d'autre, même en nous-même, quelqu'un d'introjecté en nous, qui est là à nous manipuler, à nous badigeonner le nombril, ou à sucer notre pouce - ce qui est une autre manière de se masturber, moins régressive que de faire croire qu'on a un cordon ombilical qu'on va réveiller, ou qui va nous articuler sur quelqu'un d'autre. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40168
« ... chacun de nous le saura quand il aura fini de vivre. [...] ... c'est vrai. Ce qu se passe chez chacun de nous, cette lutte pour survivre, dans laquelle tout est usé de ce que sont les forces de notre corps, et qu'alors, peut-être, nous touchons au Réel que nous ne pouvons pas connaître dans un corps, dans le temps et dans l'espace. Il est abordable par l'art, quel que soit cet art : la musique, la peinture, l'architecture, la danse. Il est abordable dans des moments de grâce extraordinaire, où l'on éprouve quelque chose de l'ordre d'une beauté, d'une découverte inconnaissable dans notre chair habituelle. Je pense que c'est de cet ordre-là, le Réel, que je vous souhaite à tous de découvrir après une vie bien terminée, et aidée jusqu'au bout à pouvoir se parler avec ceux qui nous entourent le jour où nous penserons en parler, et où nous aurons, en effet, le plaisir d'avoir un interlocuteur qui voudra bien en parler. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40169
« ... Ce qui est tout à fait bouleversant, ce sont les morts qui nous paraissent prématurées. Alors, la parole royale à répondre aux enfants est : "On ne meurt que quand on fini de vivre", ça a l'air d'une lapalissade, mais je vous assure que cette lapalissade, qui est de la vérité , est une vérité qui rassure totalement les enfants qui passent par le moment d'anxiété de la mort. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40170
« Il est évident qu'en parlant, en mettant des paroles sur nos incertitudes, nos inconnues,et nos angoisses, nous nous soutenons les uns les autres sur cette drôle de planète o nous avons bien voulu nous incarner - nous ne savons pas pourquoi, pas plus moi que vous. Je suis convaincue, pour ma part, que cela a un sens, et ce sens, nous ne pouvons le trouver qu'en parlant les uns avec les autres, et qu'en nous entraidant, nous qui sommes peut-être les papillons d'une espèces, les globules d'un sang - on ne sait pas de qui, de quoi -, mais nous avons à mourir après avoir pleinement vécu jusqu'au dernier moment. C'est cela vivre, avec cette limite qui donne sens à la vie, et sans laquelle la vie n'aurait pas de sens. C'est cela que nous avons à dire aux enfants. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


#40171
« Notre organisme lui-même est fait de quantités de petits êtres vivants qui vont à la mort, drôlement et joyeusement : je parle de nos globules blancs et de nos globules rouges. Peut-être sommes-nous les globules blancs d'une espèce, alors que nous nous prenons pour des gens très importants, ; et chaque globule rouge et chaque globule blanc se prend peut-être aussi pour quelqu'un de très important. »
Françoise Dolto (Parler de la mort)


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