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Seth Messenger : Citations de Donald W. Winnicott

Donald W. Winnicott a dit :

(Langue maternelle)
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Donald W. Winnicott
(Citations)
#40172
« Les pieds d'un enfant n'ont pas besoin d'être tout le temps sur terre. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40173
« Il est vraisemblable que nous ne serons jamais à même d'expliquer cette pulsion créative; vraisemblable aussi que nous ne serons jamais tentés de le faire. En revanche, nous pouvons établir un lien entre la vie créative et le fait de vivre, tenter de comprendre pourquoi cette vie créative peut être perdue et pourquoi le sentiment qu'éprouve un individu, celui que la vie est réelle et riche de signification, peut disparaitre. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40174
« Se cacher est un plaisir, mais ne pas être trouvé est une catastrophe. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40175
« En dessous, Mère est en larmes, en larmes, en larmes, Ainsi l’ai-je connue. Une fois, allongé sur ses genoux comme à présent sur arbre mort Je lui appris à sourire, à contenir ses pleurs, à se défaire de sa culpabilité, à guérir de sa mort intérieure Je gagnais ma vie à la rendre vivante. »
Donald W. Winnicott


#40176
« Jouer doit être un acte spontané, et non l’expression d’une soumission ou d’un acquiescement, s’il doit y avoir psychothérapie. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40177
« [La dépression] est simplement ce que nous éprouvons tous de temps à autre. Nous ne voulons pas qu’on nous secoue comme un prunier pour nous sortir de cette humeur, mais un véritable ami nous tolère, nous aide un peu, et attend. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40178
« Il est des personnes qui pensent qu'un enfant est comme de l'argile entre les mains d'un potier. Elles commencent à mouler le bébé et à se sentir responsables du résultat. Elles ont tort. Si c'est ce que vous éprouvez, vous serrez écrasée par des responsabilités que vous n'avez absolument pas besoin de prendre. Si vous acceptez l'idée d'un bébé qui existe par lui-même, vous serez alors libre de retirer un grand intérêt de l'observation de ce qui se passe lorsque le bébé grandira, tout en étant heureuse de satisfaire ses besoins. L'enfant et sa Famille, Payot, 1957 »
Donald W. Winnicott


#40179
« Autrement dit, le seul fondement véritable de la relation d’un enfant avec son père et sa mère, avec les autres enfants et, en fin de compte, avec la société, est la première relation réussie entre la mère et le bébé, entre deux personnes, sans que des règles concernant un allaitement à heures fixes interviennent, pas même la règle que le bébé doit être nourri au sein. Dans les affaires humaines, le plus complexe ne peut se développer qu’à partir du plus simple. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40180
« Le principe est le suivant : c'est le patient, et le patient seul qui détient les réponses. Nous pouvons ou non le rendre capable de cerner ce qui est connu ou d'en devenir conscient en l'acceptant. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40181
« Si le bébé possède un bon dispositif mental, cette pensée devient un substitut pour les soins et l’adaptation de la mère. Le bébé « se materne » lui-même, au moyen de la compréhension, c’est-à-dire en comprenant trop. Il s’agit d’un cas typique de « Cogito, ergo in mea potestate sum » (je pense, donc je suis en possession de mon pouvoir). »
Donald W. Winnicott


#40182
« Il se peut qu’il y ait presque une vie personnelle au travers de l’imitation et il se peut même que l’enfant en arrive à jouer un rôle particulier, celui du vrai self, comme il le serait s’il avait existé. »
Donald W. Winnicott


#40183
« [La psychothérapie], c’est de donner à long terme en retour au patient ce que le patient apporte. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40184
« Réjouissez-vous de tout [ce qu’implique la maternité] pour vous. De plus, le plaisir que vous pouvez retirer de ce travail salissant que constituent les soins du bébé s'avère avoir une importance vitale pour lui. Le bébé ne désire pas tant qu’on lui donne un repas convenable à un moment convenable, que d'être nourri par quelqu'un qui aime le nourrir. Le bébé considère comme naturelles la douceur de ses vêtements et la bonne température de l'eau du bain. Il en va autrement du plaisir de la mère qui accompagne l'habillage et le bain du bébé. Si ces choses font plaisir, c'est pour lui comme le soleil qui se lève. Le plaisir de la mère doit être là, sinon tout est mort, sans utilité et mécanique. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40185
« N’est-ce pas en étant Dieu que les êtres humains en arrivent à l’humilité propre à l’individualité ? »
Donald W. Winnicott


#40186
« Mais alors qu'est-ce qui précède la première relation d'objet? Pour ma part, il y a longtemps que je me débats avec ce problème. J'ai commencé, il y a environ une dizaine d'années,en déclarant avec fougue, au sein de cette Société: "mais un bébé, cela n'existe pas!" Inquiet de m'entendre proférer de semblables paroles, j'ai essayé de donner mes raisons : j'ai fait remarquer que, lorsqu'on me montre un bébé, on me montre certainement aussi quelqu'un qui s'occupe de lui, ou au moins un landau auquel sont rivés les yeux et les oreilles de quelqu'un. On se trouve en présence d'un "couple nourrice-nourrisson". in l'angoisse associée à l'insécurité. 1952 »
Donald W. Winnicott (De la pédiatrie à la psychanalyse)


#40187
« On peut dire des phases de vol de l’enfant qui a perdu quelque chose et qui est en train de guérir qu’elles font partie de la quête de l’objet transitionnel qui a été perdu à la suite de la mort ou de l’affaiblissement de la version intériorisée de la mère. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40188
« Dans certains cas, l’hallucination est pathologique parce qu’elle renferme un élément compulsif qui peut être compris de la façon suivante. Quelque chose a été supprimé, « déshalluciné », et secondairement le patient a une hallucination, qui dénie la suppression. C’est complexe parce qu’au tout début, quelque chose a été vu, puis omis, puis une longue série d’hallucinations a alors essayé de remplir le trou produit par la scotomisation. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40189
« La vie est en elle-même une thérapie qui a un sens. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40190
« Lorsque tout se passe bien dans une famille, il ne faut jamais intervenir, fût-ce dans son intérêt. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40191
« La crainte clinique de l'effondrement est la crainte d'un effondrement qui a déjà été éprouvé. Il y a des moments où un patient a besoin qu'on lui dise que l'effondrement dont la crainte mine sa vie a déjà eu lieu. »
Donald W. Winnicott


#40192
« Avec l’hypothèse d’une absence de maladie corporelle primaire, on peut examiner l’entrelacement progressif du corps et de la psyché d’une personne, et formuler certains principes fondamentaux. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40193
« Comprenez-vous qu’on ne peut prendre du plaisir au milieu des choses (ou les supporter si elles sont mauvaises) que si le sentiment que les choses commencent et finissent s’établit fermement ? »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40194
« Il n’est pas possible de rendre une communauté démocratique, puisque le simple fait d’entreprendre cette tâche suppose d’appliquer de l’extérieur une force qui n’est efficace que si elle vient de l’intérieur, de la bonne santé mentale de chaque individu. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40195
« Ce qui importe ce n’est pas tant d’avoir un bébé propre que de répondre à l’appel d’un être humain qui vous est proche. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40196
« On ne permet jamais à certains enfants, même pendant leur plus tendre enfance, de rester étendus et de planer. Ceux-ci perdent beaucoup et le sentiment qu’ils désirent vivre par eux-mêmes peut leur échapper complètement. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40197
« Pour commencer, je pense que vous serez soulagée d'apprendre que je n'ai pas l'intention de vous indiquer ce que vous devez faire. Je suis un homme et, par consé-quent, je ne peux pas savoir réellement ce que c’est que de voir là, emmitouflé dans un berceau, un petit morceau de ma personne, un petit morceau de moi ayant une vie indépendante et pourtant dépendante et qui, peu à peu, devient une personne. Seule une femme peut vivre cette expérience. Et seule, peut-être, une femme peut la vivre en imagination lorsque, par malchance, l’expérience véritable fait défaut. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40198
« La capacité de l'individu à être seul (...) constitue l'un des signes les plus importants de la maturité du développement affectif. »
Donald W. Winnicott (La capacité d'être seul)


#40199
« Le développement affectif normal est pénible et ponctué de conflits : le corps doit en souffrir même s’il n’est pas le siège de maladies existant auparavant. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40200
« Vous êtes en train d’édifier la santé d’une personne qui sera un membre de la société. Cela vaut la peine qu’on s’y attache. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40201
« Les processus qui constituent la maladie mentale schizophrénique sont ceux de la première maturation infantile, mais à l’envers. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40202
« L’adulte sain a toutes les immaturités sur lesquelles retomber, que ce soit pour s’amuser ou en période de besoin, ou encore dans l’expérience autoérotique secrète ou le rêve. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40203
« Les maladies mentales ne sont pas des idiopathies. Ce sont des compromis entre l’immaturité de l’individu et les réactions sociales du moment, qui sont à la fois porteuses d’aide et de vengeance. C’est ainsi que le tableau clinique d’un malade mental varie selon l’attitude de l’environnement, même lorsque la maladie du patient demeure fondamentalement inchangée. Je donnerai l’exemple d’une fille de treize ans qui se mourait de faim chez elle, refusant toute nourriture, mais qui était normale et même heureuse dans un autre environnement. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40204
« La créativité du patient, le thérapeute qui en sait trop peut, avec trop de facilité, la lui dérober. Ce qui importe, ce n’est pas tant le savoir du thérapeute que le fait qu’il puisse cacher son savoir ou se retenir de proclamer ce qu’il sait. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40205
« Les parents sont souvent capables de mieux satisfaire les attentes de leurs enfants que ne l’avaient fait pour eux leurs propres parents. Il existe cependant le danger que, s’ils font mieux que leurs parents au-delà d’un certain degré, ils ne finissent par se reprocher leur propre bonté et par vouloir briser ce qu’ils font si bien. » »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40206
« C’est maintenant que je peux faire comprendre clairement l’idée suivante : votre bébé ne dépend pas de vous pour ce qui est de sa croissance et de son développement. Un principe vital existe chez chaque bébé, une étincelle de vie. Cette poussée vers la vie, vers la croissance et le développement, fait partie du bébé. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40207
« Nous supposons ici que l’acceptation de la réalité est une tâche inachevée, qu’aucun être humain n’est affranchi de la tension que suscite la mise en rapport de la réalité intérieure et de la réalité extérieure ; nous supposons aussi que cette tension peut être relâchée grâce à l’existence d’une aire intermédiaire d’expérience qui n’est pas contestée (les arts, la religion, etc.) : cette aire intermédiaire est en continuité directe avec l’aire ludique du jeune enfant qui est « perdu » dans son jeu. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40208
« En utilisant le symbolisme, le petit enfant établit déjà une distinction nette entre le fantasme et le fait réel, entre les objets internes et les objets externes, entre la créativité primaire et la perception. Mais le terme d'objet transitionnel rend possible, selon mon hypothèse, le processus qui conduit l'enfant à accepter la différence et la similarité. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40209
« Que voit l'enfant quand il regarde le visage de sa mère? "Généralement, ce qu'il voit, c'est lui même. En d'autres termes, la mère regarde le bébé, et ce que son visage exprime est en relation directe avec ce qu'elle voit." Elle est son premier miroir, sa première référence quant à lui-même. Beau si elle le trouve beau, ce qu'il traduira par aimable, digne d'être aimé, de mobiliser l'attention d'autrui. »
Donald W. Winnicott (La mère suffisamment bonne)


#40210
« La première [tendance] de l’individu est la tendance […] à s’éloigner de la mère, puis à s’éloigner du père et de la mère, et ensuite de la famille, chaque étape offrant une liberté accrue d’idées et de fonctionnement. L’autre tendance travaille dans la direction opposée et c’est le besoin de préserver, ou d’être en mesure de regagner la relation avec le père et la mère réels. C’est cette seconde tendance qui fait de la première un élément de croissance au lieu d’une perturbation de la personnalité de l’individu. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40211
« Les filles ont-elles une capacité à mieux dissimuler, à jouer la comédie, à faire comme la mère, sans jamais cesser de préserver leur identité comme un bébé à naître en elles ? Je crois qu’il y a un peu de vérité dans la théorie qu’une fille s’en sort souvent mieux avec un faux self, qui est compliant et qui copie, qu’un garçon […]. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40212
« Il y a quelque chose d’encourageant […] quand la dépression prend la forme d’une inquiétude à propos de quelque chose. […] Ce n’est pas à nous d’aider cette femme à parvenir à la véritable source de son sentiment de culpabilité […]. Ce que nous pouvons faire, c’est offrir un peu d’aide pendant un certain temps à l’endroit exact où l’individu exprime un échec, et ainsi lu communiquer de l’espoir. […] Nous savons que nous avons rempli notre rôle en agissant indirectement sur la maladie de cette femme et en renforçant sa capacité à résoudre un combat intérieur qui l’engageait si pleinement dans l’inconscient. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40213
« [Définition de l'aire transitionnelle] Aire d’expérience qui est intermédiaire entre le pouce et l’ours, entre l’érotisme oral et la relation objectale vraie, entre l’activité créatrice primaire et la projection de ce qui a déjà été introjecté, entre l’ignorance primaire de la dette et la reconnaissance de cette dette. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40214
« Pour tirer le meilleur parti des parents, nous devons leur laisser l'entière responsabilité de ce qui les regarde vraiment, l'éducation de leurs propres enfants. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40215
« L’interprétation peut être donnée à une personne globale alors que le matériel à interpréter provenait seulement d’une partie de la personne globale. Comme personne globale, le patient n’aurait pas été capable de donner le matériel à interpréter. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40216
« Avec ce patient particulier, il était d’une importance vitale que je reconnaisse qu’au centre, il n’y avait rien. Non seulement il ne croyait pas qu’il y avait là quelque chose qui pouvait s’appeler « lui », mais en fait il savait qu’au centre il n’y avait rien, ce qui était pour lui la seule chose supportable. Si je commençais à lui fournir le moindre espoir qu’il y avait quelque chose au centre, il devait me détruire. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40217
« La sollicitude (concern) […] décrit le lien entre les éléments destructeurs dans les relations pulsionnelles avec les objets et les autres aspects positifs de l’établissement d’une relation. On présume qu’il appartient à une période précédant le classique complexe d’Œdipe, relation entre trois personnes totales. La capacité de sollicitude appartient à la relation duelle, entre le nourrisson et la mère ou le substitut maternel. Si tout se passe bien, la mère, en continuant à exister et à être disponible, est à la fois la mère qui reçoit la totalité des pulsions instinctuelles du petit enfant, et également la mère qu’on peut aimer comme une personne et à qui l’on peut faire réparation. De cette façon, l’angoisse relative aux pulsions instinctuelles et les fantasmes de ces pulsions, deviennent supportables pour le petit enfant qui peut alors vivre la culpabilité ou qui peut la garder en suspens dans l’attente d’une occasion de réparation. A cette culpabilité qui est ainsi contenue, mais non ressentie comme telle, nous donnons le nom de « sollicitude ». Dans les stades initiaux du développement, s’il n’existe pas une figure maternelle sûre pour recevoir le geste de réparation, la culpabilité devient insupportable et la sollicitude ne peut être éprouvée. L’absence de réparation conduit à une perte de la capacité de sollicitude : elle est remplacée par des formes primitives de culpabilité et d’angoisse. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40218
« Une mère, à qui on enseigne que son bébé doit apprendre à avoir des habitudes régulières, éprouve vraiment le sentiment d’être une mauvaise mère si on lui dit de nourrir son bébé comme une gitane. […] Elle a facilement peur du grand plaisir impliqué et elle éprouve le sentiment que sa famille et les voisins la blâmeront s’il en résulte des difficultés. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40219
« Un élément psychotique est caché chez l’enfant névrosé, et il peut se faire que cet élément psychotique soit justement ce qu’il faut atteindre et traiter pour améliorer l’état critique de l’enfant. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40220
« Abuser de la névrose de transfert équivaut à une séduction sexuelle de l’enfant, puisque l’enfant n’est pas capable de faire de vrais choix d’objet, n’étant pas encore libéré d’une observation soumise à un haut degré de subjectivité. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40221
« Pour des enfants qui n’ont pas un bon foyer, un séjour à l’hôpital peut s’avérer la première expérience bonne. Certains d’entre eux ne croient même pas suffisamment aux êtres humains pour être tristes. Ils sont amicaux avec tous ceux qui se présentent et lorsqu’ils sont seuls, ils se balancent d’arrière en avant ou se cognent la tête contre l’oreiller ou les côtés du lit. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40222
« Pendant cette période [la latence], l’enfant est prêt à introjecter, mais non à incorporer, prêt à absorber des éléments entiers de personnes choisies, mais il n’est pas prêt à manger ou à être mangé, ou encore à fusionner dans une relation intime impliquant l’instinct. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40223
« Un médecin écrit d’habitude et plus facilement sur la maladie que sur la santé. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40224
« Nous constatons ou bien que les individus vivent d'une manière créative et sentent que la vie vaut la peine d'être vécue, ou bien qu'ils sont incapables de vivre créativement et doutent de la valeur de la vie. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40225
« A la base de la tendance antisociale, se trouve une bonne expérience primitive qui a été perdue. Ce qui la caractérise certainement, c’est que l’enfant est devenu capable de percevoir que la cause du malheur réside dans une faillite de l’environnement. Le fait de savoir que la cause de la dépression ou de la désintégration est externe et non interne entraîne la distorsion de la personnalité et le besoin de rechercher un remède dans les dispositions nouvelles que l’environnement peut lui offrir. Le degré de maturité du moi qui permet une perception de cet ordre détermine le développement d’une tendance antisociale plutôt que d’une psychose. Il se présente un grand nombre de compulsions antisociales dès les premiers stades et les parents les traitent avec succès. Toutefois, inconsciemment ou par motivation inconsciente, les enfants antisociaux exigent constamment du milieu qu’il leur offre ce remède, mais ils ne sont pas en mesure de s’en servir. »
Donald W. Winnicott (De la pédiatrie à la psychanalyse)


#40226
« Il faut que la déprivation vienne se greffer sur une expérience précoce satisfaisante pour que ce processus [de prise de conscience de la déprivation] puisse avoir lieu et que l’enfant atteigne la haine liée à la déprivation. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40227
« Une partie de la technique de vivre consiste à trouver des façons d’éviter les excitations corporelles qui ne peuvent pas atteindre rapidement leur acmé. Bien entendu, c’est plus facile pour ceux dont la vie instinctuelle est satisfaisante que pour ceux qui sont contraints de tolérer un fort degré de frustration dans leurs relations sexuelles. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40228
« Si un adulte parvient à trouver du plaisir dans son aire intermédiaire propre sans rien exiger, nous pouvons alors reconnaître les aires intermédiaires correspondantes qui nous sont personnelles et nous réjouir de trouver des points communs, c’est-à-dire, pour les membres d’un groupe qui s’intéressent à l’art, la religion ou la philosophie, une expérience qui coïncide. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40229
« Dans tous ces cas — celui de l’enfant normal, du nourrisson, du malade mental, du paraplégique ou de l’infirme, les soins favorisent la tendance innée de l’enfant à habiter son corps et à prendre plaisir aux fonctions corporelles, à accepter la limitation fournie par la peau, cette membrane-frontière qui sépare le moi du non-moi. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40230
« C'est en jouant, et peut être seulement quand il joue, que l'enfant ou l'adulte est libre se montrer créatif. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40231
« La mère (qui n'est pas forcément la propre mère de l'enfant) suffisamment bonne est celle qui s'adapte activement aux besoins de l'enfant. Cette adaptation active diminue progressivement, à mesure que s'accroît la capacité de l'enfant de faire face à une défaillance d'adaptation et de tolérer les résultats de la frustration. […] En fait, pour que les soins soient bénéfiques, c’est le dévouement qui importe, non le savoir-faire ou les connaissances intellectuelles. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40232
« […] dans la vie de tout être humain, il existe un troisième partie que nous ne pouvons ignorer, c'est l'aire intermédiaire d'expérience à laquelle contribuent simultanément la réalité intérieure et la vie extérieure. C'est pourquoi j'étudie l'essence de l'illusion, celle qui existe chez le petit enfant et qui, chez l'adulte est inhérente à l'art et la religion. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40233
« L’importance de l’environnement pour le nourrisson lorsque la dépendance est presque absolue est telle qu’il ne nous est pas possible de décrire le nourrisson sans décrire l’environnement. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40234
« Si un patient névrosé me fait un cadeau, j’ai tendance à le refuser parce que je sais qu’il me faudra le payer en faisant marcher l’inflation. Dans le cas d’un psychotique cependant […], je trouve que les cadeaux ont à voir avec un dommage déjà réalisé. Autrement dit, je les accepte presque toujours […]. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40235
« Le psychotique n’attend pas de l’analyse une augmentation de prise de conscience, mais espère pouvoir se sentir peu à peu réel. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40236
« La peur de la castration par le père rival devient bienvenue en ce qu’elle montre un autre chemin que celui de l’agonie impuissante [de la réalisation du désir]. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40237
« [Origine de la tendance antisociale] C’est là que commence ce qui s’empare de l’enfant chaque fois qu’il éprouve un sentiment d’espoir ; il est alors poussé d’une manière compulsive à une activité antisociale jusqu’à ce que quelqu’un reconnaisse la faillite de l’environnement et essaie d’y remédier. Dans l’histoire de l’enfant, une faillite a réellement eu lieu et il y a réellement eu une mauvaise adaptation importante à ses besoins essentiels. L’ironie du sort veut que l’on taxe de mal adapté l’enfant qui est forcé de manifester sans cesse cette revendication envers la société. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40238
« Le sevrage comprend le processus progressif de désillusion qui fait partie de la tâche des parents. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40239
« Qu'est-ce qu'un enfant normal ? Un qui mange, grandit et sourit avec douceur ? Non. L'enfant normal, s'il a confiance en sa mère et son père, fait tout ce qu'il peut dans tous les sens. Au fil du temps, il essaie son pouvoir de perturbation, de destruction, de faire peur, de fatiguer, d'énerver, de gaspiller, de s'approprier, etc. Au commencement il a absolument besoin de vivre au sein d'un cercle d'amour et de force (avec la tolérance inhérente) s'il ne veut pas avoir trop peur de ses propres pensées et de son imagination pour progresser dans son développement émotionnel. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40240
« [La dépression est une] preuve de croissance et de santé dans le développement émotionnel de l'individu. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40241
« La séparation d’un enfant âgé de un à deux ans d’avec sa mère (lorsqu’elle dépasse l’aptitude de l’enfant à conserver vivante sa représentation) est à l’origine d’un état qui peut se manifester plus tard comme une tendance antisociale. L’élaboration intérieure de ce processus est complexe. Quoi qu’il en soit, la continuité des relations objectales de l’enfant a été interrompue et le développement entravé. Lorsque l’enfant essaie de revenir en arrière pour combler ce vide, c’est le vol. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40242
« L’instauration de l’état correspondant à « je suis », parallèlement à la réalisation de l’édification ou de la cohésion psychosomatique, constituent un état de choses qui s’accompagne d’un affect d’angoisse spécifique teinté d’une attente de persécution. Cette réaction de persécution est inhérente à l’idée de la répudiation du « non-moi » qui va de pair avec la délimitation du « self » unitaire dans le corps, la peau étant la membrane-frontière. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40243
« L’interprétation donnée quand le matériel n’est pas mûr, c’est de l’endoctrinement qui engendre la soumission. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40244
« La psychothérapie se situe en ce lieu où deux aires de jeu se chevauchent, celle du patient et celle du thérapeute. En psychothérapie, à qui a-t-on affaire ? A deux personnes en train de jouer ensemble. Le corollaire sera donc que là où le jeu n'est pas possible, le travail du thérapeute vise à amener le patient d'un état où il n'est pas capable de jouer à un état où il est capable de la faire. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40245
« Dans ce cas, la seule façon de se souvenir est que le patient fasse pour la première fois, dans le présent, c’est-à-dire dans le transfert, l’épreuve de cette chose passée. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40246
« Pour utiliser un objet, il faut que le sujet ait développé une capacité d’utiliser les objets, ce qui fait partie d’un changement intervenant dans le principe de réalité. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40247
« Le problème de l’adolescence comporte le fait qu’il nous faut regarder chaque enfant défendre vigoureusement son droit de ne pas trouver une fausse solution […]. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40248
« Il n’y a rien de plus difficile que de décider si on est en train de voir un garçon ou une fille en bonne santé qui passe par les affres de l’adolescence ou si c’est une personne qui se trouve être malade du point de vue psychiatrique à l’âge de la puberté. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40249
« Le péché impardonnable de l’analyste dans une psychothérapie serait d’utiliser la relation analytique à des fins personnelles. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40250
« Il est facile de trouver l’exemple d’une mère qui est incapable de vivre dans le monde du bébé. L’enfant de cette mère doit vivre dans son monde à elle. Du point de vue de l’observateur superficiel, cet enfant pourra faire de très bons progrès. Il se peut que ce ne soit pas avant l’adolescence, ou même plus tard, qu’il proteste d’une manière appropriée, qu’il fasse une dépression nerveuse ou qu’il ne trouve l’équilibre mental que dans l’opposition »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40251
« Dans le traitement de la dépression, le rôle important de la thérapie de l’analyste est sa survie tout au long d’une période où le patient est sous l’empire des idées destructives. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40252
« Je ne dirai rien de plus que cela : ou bien les pleurs donnent au bébé le sentiment qu'il exerce ses poumons (satisfaction), ou bien il s'agit d'un signal de détresse (douleur), ou bien d'une expression de colère (rage), ou encore d'un chant de tristesse (chagrin). Si vous acceptez cela comme hypothèse de travail, je peux expliquer exactement ce que je veux dire. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40253
« Ensuite, le bébé commence à avoir besoin d'une mère défaillante. Cette défaillance, elle aussi, est un processus graduel qui ne s'apprend pas dans les livres. Il serait regrettable qu'un petit humain continue à faire l'expérience de l'omnipotence alors que son appareil psychique est devenu capable d'affronter les frustrations et les défaillances relatives à l'environnement. Lorsque la& colère ne se transforme pas en désespoir, elle peut procurer de la satisfaction. »
Donald W. Winnicott (La mère suffisamment bonne)


#40254
« Tu hais la personne dont tu dépends et qui a changé ; elle a cessé de se montrer compréhensive et d’être un soutien pour toi ; elle est peut-être même devenue vindicative. Et toi, tu te déprimes au lieu d’éprouver un sentiment de haine pour la personne sur laquelle tu pouvais t’appuyer, mais qui a changé. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40255
« Nombre de bébés se trouvent longtemps confrontés à l’expérience de ne pas recevoir en retour ce qu’eux-mêmes sont en train de donner. Ceux-là regardent mais ne se voient pas eux-mêmes. Ce qui ne va pas sans conséquences. [atrophie de la créativité] »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40256
« Une droiture absolue a été un des fléaux de l’existence de cette personne, et elle serait très heureuse d’être soulagée de sa droiture compulsive. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40257
« Bien que l’adulte sain ne cesse de croître, de se développer et de changer jusqu’au moment de sa mort, on peut déjà discerner chez l’enfant un modèle qui persistera, un peu comme le visage, qui reste identifiable durant toute la vie de l’individu. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40258
« Je trouvai que ce garçon éprouvait une compulsion à voler, entendait une voix qui lui donnait des ordres, la voix d’un sorcier. [...] Il aurait été facile de détourner ce garçon de la voie qui le menait à la guérison. Il ne se rendait pas compte, bien sûr, de la solitude et du vide intolérables qui étaient derrière cette maladie et qui lui avaient fait adopter le sorcier à la place de l’organisation plus naturelle d’un surmoi ; cette solitude appartenait à une période où il avait été séparé de sa famille à l’âge de 5 ans. S’il avait reçu une correction ou si le directeur lui avait dit qu’il devait avoir honte, il se serait durci et aurait organisé une identification plus totale à son sorcier, il serait devenu tyrannique et provocant et aurait été éventuellement un individu antisocial. »
Donald W. Winnicott (De la pédiatrie à la psychanalyse)


#40259
« Il arrive qu’une sœur aînée doive assumer le rôle de la mère à un âge très tendre. Cette lourde responsabilité, si la jeune fille accomplit bien sa tâche, assèche chez elle la spontanéité et le sentiment que son propre self a des droits. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40260
« Dans notre travail thérapeutique, nous sommes profondément impliqués avec un patient ; nous traversons une phase où cette implication nous rend vulnérables (comme l’est la mère) ; nous sommes identifiés à l’enfant qui est temporairement dépendant de nous à un degré alarmant ; nous assistons à la perte du ou des faux self ; nous voyons le commencement d’un vrai self, un self doté d’un moi fort parce que, comme la mère avec son bébé, nous avons été capables d’offrir un soutien à ce moi. […] Ce que nous faisons dans la thérapie, c’est tenter d’imiter le processus naturel qui caractérise le comportement de toute mère avec son propre bébé. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40261
« Si le maternage n'est pas suffisamment bon, le nourrisson se résume à une série de réactions à des empiétements et le vrai self de l'enfant échoue à se former, ou se dissimule derrière un faux self compliant qui tend surtout à se protéger des coups que le monde frappe à sa porte. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40262
« Vous apprenez à dire merci à votre enfant. En réalité, vous lui apprenez à dire merci par politesse et non parce que c'est ce que l'enfant a l'intention de dire. En d'autres termes, vous commencez à lui apprendre à mentir, c'est à dire à se conformer aux usages jusqu'à une certaine limite à partir de laquelle la vie devient supportable. Vous savez parfaitement bien que l'enfant ne veut pas toujours dire merci. La plupart des enfants réussissent à accepter cette malhonnêteté comme prix à payer pour leur socialisation. »
Donald W. Winnicott (Conversations ordinaires)


#40263
« Si nous réussissons [à faire face à la schizophrénie], nous permettons au patient d’abandonner l’invulnérabilité et de devenir quelqu’un qui souffre. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40264
« [Dans le cas du refus scolaire chez l’enfant] La mère [n’est] habituellement pas consciente du rôle qu’elle joue. L’enfant peut être conscient du fait qu’il ne peut pas supporter l’incapacité de la mère à accepter de le perdre. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40265
« Nous voyons une extension infinie du non-usage, indéfiniment maintenue par la crainte de la confrontation avec le problème lui-même –qui est une incapacité de faire usage de quelqu’un et qu’on fasse usage de vous. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40266
« L’être humain dans sa maturité n’est ni aussi gentil, ni aussi mauvais que l’immature. L’eau dans le verre est boueuse, mais ce n’est pas de la boue. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40267
« Dans la vie de l’enfant normal, le repos doit pouvoir inclure le relâchement et la régression à la non-intégration. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40268
« La raison de l’interprétation doit répondre au sentiment qu’a l’analyste qu’une communication a été faite et qu’il faut la reconnaître. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40269
« Le symptômes névrotiques sont des organisations de défense contre l’angoisse […] de castration, qui s’élève sur les désirs de mort inhérent au complexe d’Œdipe. L’anormal fait apparaître le normal. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40270
« Comment est le petit enfant bien portant que la mère a traité dès le début comme une personne ayant ses propres droits ? Est-il tout simplement gentil, sage et obéissant ? La réponse est : non. L’enfant normal a une vision personnelle de la vie dès le début. […] En fait, ce sont des fléaux. Mais ils témoignent de tendances affectueuses spontanées et absolument sincères. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40271
« Certains enfants sont des objecteurs de conscience à cet égard, lorsque [les marques de politesse] ne veu[len]t rien dire pour eux. Aussi n'oubliez pas ou ne méprisez pas le sens moral inné de vos enfants. Peut-être oublions-nous quelquefois la signification du fait que l'un des tout premiers jeux est de construire, en dépit du fait que les petits enfants soient si proches du grand plaisir qui appartient à la destruction impulsive. Si, chez chaque enfant, vous laissez se développer son propre droit de dominer, vous l'aiderez. Il y aura désaccord entre votre droit de dominer et le sien, mais c'est naturel et c'est beaucoup mieux que de vous imposer à votre enfant sous le prétexte que vous savez mieux. Vous avez une meilleure raison, qui est que vous aimez aussi votre propre manière de faire les choses. Laissez votre enfant avoir un coin à lui dans la chambre, ou une armoire, ou un bout du mur pour le salir, le ranger ou le décorer selon son humeur, sa fantaisie, son caprice. Chacun de vos enfants a le droit d’un morceau de votre maison, dont il peut dire qu'il est à lui et il a aussi le droit, tous les jours, à un peu de votre temps (et à un peu de celui de papa), temps sur lequel il peut compter et pendant lequel vous êtes dans son monde. Naturellement, l'autre extrême n'a pas de sens lorsqu'une mère, qui n'a pas une façon personnelle de vivre, laisse son enfant faire ce qu'il veut. Vous voyez cela quelquefois et alors personne, pas même l'enfant, n'est heureux. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40272
« Jung a fait œuvre utile en attirant notre attention sur le fait que les êtres humains continuent à croître à tous égards jusqu’au moment de leur mort, sauf dans la mesure où ils demeurent prisonniers de la rigidité de leurs défenses. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40273
« L’usage se fait par l’usure, c’est-à-dire que la haine peut être exprimée en usant l’analyste jusqu’à la corde. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40274
« Le bébé « se materne » lui-même [dans le cas d’une mère qui impose la désadaptation progressive aux besoins de son bébé trop tôt] par la compréhension, en comprenant trop. […] C’est comme pour le whisky : mieux vaut se fier à soi qu’à sa mère. […] Autrement dit, il y a toujours, pour ceux dont les qualités intellectuelles ont été exploitées, la menace d’un effondrement, l’intelligence et la compréhension laissant place au chaos mental ou à la désintégration de la personnalité. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40275
« La représentation d’une époque enchantée dans le sein maternel (sentiment océanique, etc.) est une élaboration organisée du déni de la dépendance. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40276
« [Pour l’enfant], un sourire ou un geste minime a le même effet qu’une journée de travail accomplie pour l’adulte. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40277
« La maturité veut dire, entre autres choses, qu’on est capable de supporter les représentations. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40278
« Au cœur de chaque personne se trouve un élément de non-communication qui est sacré et dont la sauvegarde est très précieuse. »
Donald W. Winnicott (La capacité d'être seul)


#40279
« Si le rôle de la mère n’est pas vraiment reconnu, une vague peur de la dépendance ne peut que subsister. Cette peur peut prendre quelquefois la forme d’une crainte de la femme ou d’une crainte d’une femme ; à d’autres moments, elle prendra des formes moins aisément reconnues, comprenant toujours la peur d’être dominé. Malheureusement, la peur d’être dominé ne conduit pas les gens à éviter d’être dominé. Elle les attire, au contraire, vers une domination spécifique ou choisie. En fait, si on étudiait la psychologie du dictateur, on pourrait s’attendre à découvrir que, parmi d’autres choses, il essaie, dans son combat personnel, de maîtriser la femme dont il craint inconsciemment la domination, essayant de la maîtriser en l’entourant, en agissant pour elle et en exigeant en retour une sujétion totale et un « amour » total. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40280
« J’ai une amie qui fait du conseil conjugal. Elle n’a pas eu une grosse formation sauf en tant qu’enseignante, mais elle a un tempérament qui lui permet d’accepter […] le problème tel qu’il lui est présenté. Elle n’a pas besoin de se livrer à une enquête pour savoir si les faits sont vrais ou si le problème ne lui est présenté que d’un seul point de vue ; elle prend simplement ce qui vient, et endure le tout. Ensuite le client rentre chez lui ou chez elle en se sentant un peu différent, et souvent même en trouvant une solution à un problème qui lui avait paru sans espoir. Elle fait un meilleur travail que beaucoup de gens qui ont suivi une formation spéciale. Elle ne donne quasiment jamais de conseils, parce qu’elle ne saurait pas quel conseil donner et parce qu’elle n’est pas le genre de personne à le faire. En d’autres termes, les gens qui sortent de leur domaine de compétence peuvent être parfaitement efficaces s’ils sont capables de cesser aussitôt de donner des conseils. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40281
« On peut voir des gens qui jouissent d’une bonne santé mais au sein d’un groupe limité, et d’autres qui recherchent activement un groupe plus vaste et souffrent d’une mauvaise santé. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40282
« Je désire apporter mon soutien à l’idée généralement admise que tous les enfants adoptés devraient savoir qu’ils sont adoptés. Ils devraient le savoir aussitôt que possible et il faudrait que ce soient les parents adoptants qui les informent. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40283
« Même les mères doivent apprendre par l'expérience comment être maternelles et je pense que c'est beaucoup mieux si elles voient les choses ainsi. L'expérience les fait mûrir. Si elles voient les choses par l'autre bout et pensent qu'elles doivent travailler dur dans des livres pour savoir comment être une mère parfaite dès e début, elles seront sur le mauvais chemin. A long terme, ce dont nous avons besoin, c'est de mères, et de pères, qui ont découvert comment croire en eux-mêmes. Ces mères et leur mari fondent les meilleurs foyers dans lesquels les bébés puissent grandir et se développer. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40284
« Les vrais soins d’un bébé ne peuvent provenir que du cœur. Peut-être devrais-je dire que la tête ne peut pas les donner seule, ne peut les donner que si les sentiments sont libres. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40285
« Vous n’avez pas peur et vous ne vous laissez pas submerger par des sentiments de culpabilité lorsque votre patient devient fou, qu’il se désintègre, qu’il s’enfuit dans la rue en chemise de nuit, qu’il tente de se suicider et y parvient peut-être. S’il y a risque de meurtre, vous appelez la police non seulement pour vous aider, mais aussi pour aider votre patient. Dans tous ces cas, vous reconnaissez l’appel au secours du patient ou son cri de désespoir parce qu’il a perdu l’espoir d’être aidé. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40286
« Quelquefois, vous voyez un enfant battre sa mère ou lui donner des coups de pied et vous avez le sentiment que si le mari la soutenait, l’enfant voudrait probablement donner des coups à son père, mais que très probablement, il n’essaierait pas. De temps en temps, l’enfant va haïr quelqu’un et si le père n’est pas là pour lui dire où s’arrêter, il détestera sa mère, ce qui engendrera chez lui de la confusion parce que, fondamentalement, c’est sa mère qu’il aime le plus. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40287
« Dans un environnement favorable, la personne du nourrisson est poussée à franchir plusieurs étapes dont trois peuvent être décrites comme l’intégration, la personnalisation, la relation d’objet. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40288
« Derrière toute mauvaise adaptation de l’enfant, il y a toujours une faillite de l’environnement qui n’a pas su ou pu s’adapter à ses besoins absolus en une époque de dépendance relative (il s’agit initialement d’une carence des soins au nourrisson). On peut ajouter à cela que la famille n’a pas réussi à soigner les conséquences de ces carences et on peut aussi y ajouter la faillite de la société quand elle prend la place de la famille. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40289
« La mère doit continuer à être vivante et disponible, disponible physiquement et disponible dans le sens où elle n’est pas préoccupée par autre chose. Il faut trouver la mère-objet pour survivre aux épisodes dirigés par l’instinct et qui ont maintenant acquis toute la force des fantasmes du sadisme oral et des autres conséquences de la fusion. De même, la mère-environnement a une fonction particulière qui est de continuer à être elle-même, à faire preuve d’empathie à l’égard de son enfant, à être là pour recevoir le geste spontané et en être heureuse. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40290
« « La réalité psychique interne, que Freud nous a appris à respecter, devient maintenant une chose réelle pour le nourrisson qui éprouve le sentiment que la richesse personnelle réside à l’intérieur du « self ». Cette richesse personnelle se développe à partir de l’expérience simultanée de l’amour et de la haine, ce qui implique la réussite de l’ambivalence. Ce sont l’enrichissement et le raffinement de cette ambivalence qui conduiront à l’apparition de la sollicitude. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40291
« On ne peut pas partir du principe que le psychisme du nourrisson se développera de façon satisfaisante en association avec le soma, c'est à dire avec le corps et la mise en œuvre de ses fonctions. L'existence psychosomatique est un accomplissement et, même si elle est fondée sur une tendance innée à grandir, elle ne peut être effective sans la présence d'un être humain qui participe activement au holding (maintien)t et au handling (maniement) du bébé. »
Donald W. Winnicott (La mère suffisamment bonne)


#40292
« Analysant la capacité d'être seul, étape suivante et selon lui primordiale dans le développement de la vie psychique de l'enfant, Winnicott, une fois de plus, travaille un paradoxe que les cliniciens ignoraient: la nécessaire présence de l'absence, du vide, du manque, en vue de construire la capacité qu'à l'enfant d'être seul mais en présence de la mère, cachée à ses yeux. »
Donald W. Winnicott (La mère suffisamment bonne)


#40293
« Un analyste doit faire preuve de la patiente, de la tolérance et de la constance d'une mère dévouée à son petit enfant ; reconnaître les désirs du patient comme des besoins ; écarter ses autres sujets d'intérêt afin d'être disponible, ponctuel et objectif ; et il doit paraître désirer donner ce qui n'est donné en réalité qu'en raison des besoins du patient. p. 63 »
Donald W. Winnicott (La haine dans le contre-transfert)


#40294
« On pourrait donner le conseil suivant à la société : pour le salut des adolescents, pour le salut de leur immaturité, ne favorisez pas leur accession à une fausse maturité en leur transmettant une responsabilité qui ne leur incombe pas encore, même s’ils luttent pour l’obtenir. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40295
« Avoir de la peine est une expérience qui ne dépend pas que de [s]on comportement, mais aussi de la construction en [la patiente] de la représentation d’un bon objet. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40296
« Il nous faut rencontrer, dans la psychologie de l’enfance, les combats que nous avons-nous-mêmes traversés, mais oubliés pour l’essentiel, à moins que nous n’en ayons même jamais été conscients. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40297
« Pour la nature humaine, la droiture [honesty] semble bien près d’être quelque chose d’irréductible, et je vais exposer pourquoi je pense que ce n’est pas véritablement irréductible et la façon dont on peut, selon moi, analyser cela plus avant. Mais, quelle que soit l’origine de la droiture, il est certain que le petit enfant […] peut être vilainement touché lorsqu’il découvre qu’il n’est ni bien ni bon d’être droit. Sans entrer dans le bien ni dans le bon, qu’est-ce qui fait que l’enfant en vient à comprendre que la droiture n’est pas forcément la meilleure ligne de conduite ? »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40298
« L’objet transitionnel représente la capacité qu’a la mère de présenter le monde de telle manière que le petit enfant n’est pas tenu de savoir immédiatement que l’objet n’est pas créé par lui. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40299
« Les gens mariés sans enfants peuvent trouver, et trouvent en effet, mille autres façons d’avoir une famille, au point d’être parfois ceux qui ont la famille la plus vaste. Mais il reste qu’ils auraient préféré avoir des enfants à eux. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40300
« Quelque chose dans la nature humaine semble attendre une plaie, et il vaut mieux que ce soit un enfant plutôt qu’une maladie ou une catastrophe frappant l’entourage. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40301
« L’enfant apprécie de découvrir que les pulsions agressives ou de haine peuvent s’exprimer dans un environnement connu, sans qu’il y ait un retour de haine et de violence de la part de l’environnement. Un enfant a le sentiment qu’un bon environnement devrait être capable de supporter les sentiments agressifs exprimés sous une forme plus ou moins acceptable. […] Il se peut que nous n’aimions pas être détestés ou blessés, mais nous ne devons pas ignorer ce qui sous-tend le contrôle de soi en matière de pulsions colériques. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40302
« Souvent, sans pour autant quitter la sphère que recouvre le mot amour, nous nous apercevons qu’un enfant a besoin d’être dirigé avec fermeté, qu’il a besoin d’être traité en enfant et non en adulte. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40303
« Pour de nombreux enfants, l’utilisation de défenses, en particulier celle d’un faux « self » bien établi, leur permet de paraître prometteurs, jusqu’à ce que se révèle à l’occasion d’une crise l’absence d’un vrai « self ». »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40304
« La folie n'est généralement pas une régression, laquelle implique un élément de confiance; c'est plutôt un aménagement très élaboré de défenses dont l'objet est de prévenir la répétition de la désintégration. »
Donald W. Winnicott (Conversations ordinaires)


#40305
« [Avant-propos à l’édition française (Jeannine Kalmanovitch] L’auteur considère aussi que les mécanismes de défense très archaïques que l’on décèle dans la psychose sont étroitement liés aux distorsions et aux carences essentielles de l’environnement à un stade de dépendance extrême, tandis que c’est d’un stade de dépendance relative, ultérieur à l’instauration d’une certaine autonomie du moi, que relève la tendance antisociale. Elle apparaît en réaction à une privation (en anglais deprivation), à une suppression, à la perte de quelque chose qui a existé, que l’on a connu et que l’environnement a cessé de fournir. La défaillance de l’environnement est la cause essentielle de cette revendication à l’égard de la société. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40306
« J'ai introduit les expressions "objet transitionnel" et "phénomène transitionnel" pour désigner la zone d'expérience qui est intermédiaire entre le pouce et l'ours en peluche, entre l'érotisme oral et la relation objectale vraie, entre l'activité créatrice primaire et la projection de ce qui a déjà été introjecté,, entre l'ignorance primaire de la dette et la reconnaissance de cette dette ("dis merci!") in objets transitionnels. 1951. »
Donald W. Winnicott (De la pédiatrie à la psychanalyse)


#40307
« Lorsque les bébés sont sur le point d'avoir faim, quelque chose commence à vivre en eux, quelque chose s'apprête à prendre possession d'eux. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40308
« Là où j'en suis maintenant, j'aimerais vraiment beaucoup pouvoir jeter des passerelles. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40309
« Pour cette patiente, un trait faux dans une peinture abstraite est pire qu’immoral, à tel point qu’un autre langage doit être trouvé pour sa description, à moins de refuser purement et simplement le tableau. […] Je suppose que si elle va mieux, elle pourra vivre au milieu de tout ce qui est sordide comme la plupart d’entre nous doivent le faire, mais on voit bien qu’elle ne peut regarder l’avenir en disant : « Je veux aller bien », précisément à cause de ces choses sacrées qu’il faudra perdre, en échange du laid, du mal aménagé et du sordide. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40310
« L’analyse se passe bien, tout le monde est content. Le seul inconvénient, c’est qu’elle ne s’achève jamais. [...] Le patient peut même mobiliser un faux Self psychonévrotique dans le but d’en finir et d’exprimer sa gratitude. Mais, en fait, il sait bien qu’il n’y a pas eu de changement dans son état (psychotique) sous-jacent et que l’analyste et lui-même sont parvenus, par cette connivence, à un échec. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40311
« Il y a donc eu un instant très bref pendant lequel la menace de la folie a été éprouvée mais, à ce niveau, l’angoisse est impensable. Son intensité dépasse toute description et de nouvelles défenses s’organisent immédiatement de sorte qu’en fait la folie n’a pas été éprouvée. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40312
« Penser prend vie comme une partie de l’imagination créative. Cela sert à la survie de l’expérience de l’omnipotence. C’est un facteur de l’intégration. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40313
« [Les gens qui ne veulent pas croire qu’il y a un individu présent au moment de la naissance, et capable d’expérience] essayent parfois de se sortir du dilemme [de l’origine] en faisant l’hypothèse d’un inconscient de l’espèce, sorte de mémoire héréditaire de la naissance venant des innombrables naissances des ancêtres. Mais la théorie d’un inconscient de l’espèce ne peut que trop facilement servir de voie de garage au très intéressant et important phénomène du développement de l’individu et au souvenir des expériences personnelles. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40314
« L’intérêt des histoires de fantômes est d’attirer l’attention sur la précarité de la coexiste psyché-soma. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40315
« Y a-t-il ou n’y a-t-il pas de créativité primaire ? Ou bien l’être humain n’est-il capable que de projeter ce qui a été antérieurement introjecté, ou (dans un autre langage) d’excréter ce qui a été incorporé ? »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40316
« Le faux self s’organise pour garder le monde sur le qui-vive, tandis qu’un autre et vrai self se cache au loin et donc se protège. Ce vrai self est dans un état constant de ce qu’on peut appeler un apparentement ou une parenté intérieure. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40317
« Pour inhiber un bébé et l’empêcher de se nourrir au sein, et en vérité de se nourrir tout court, il n’y a qu’à introduire le sein dans le bébé sans lui donner l’occasion d’être le créateur de l’objet qu’il doit découvrir. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40318
« La psychanalyse ne guérit pas, quoiqu’il soit vrai qu’un patient puisse utiliser la psychanalyse et puisse avec un processus complémentaire parvenir à un degré d’intégration, de socialisation et de découverte de soi qu’il n’aurait pas eu la possibilité ou la capacité d’atteindre sans cela. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40319
« La différence entre l’analyse d’un petit enfant et celle d’un adulte est que, avec le petit enfant, la plupart des acting out se fait à l’intérieur et sous la forme du jeu, tandis qu’avec l’adulte, presque tous les acting out ont lieu dans la vie extérieure, l’analyse se déroulant sous forme verbale. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40320
« Un développement sain requiert, de façon essentielle, une certaine concentration, un doute concernant le self, le besoin de périodes de recueillement en soi-même, et une disposition à des phases provisoires de désespoir. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40321
« Le sommeil qui est tout juste possible mais se trouve menacé d’insomnie est le lieu où je vis en relation avec tous les gens de mon club, et je suis très content de l’avoir. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40322
« A mesure que l’être humain croît et se développe, l’individu s’engage un peu plus dans le combat réel qu’est la vie. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40323
« A mesure qu'un enfant grandit, il faut dresser des barrières de plus en plus nettes aux exigences que l'enfant a le droit d'imposer à sa mère. Qui établira cette limite ? [...] C'est au père d'intervenir pour prendre la défense de sa femme. Il a des droits lui aussi. Il voudrait que sa femme retrouve une existence indépendante. Il tient aussi à l'avoir un peu pour lui, même si, au bout du compte, cela exige d'exclure des enfants. Au bout du compte, c'est le père qui met le holà. [...] C'est en intervenant de cette manière qu'il prend de l'importance aux yeux de son enfant. »
Donald W. Winnicott (Conseils aux parents)


#40324
« La mère qui sort à peine d'une expérience éreintante, a une tâche extrêmement difficile. Elle doit être au fait d'une sorte de puissance par rapport à laquelle ni le sein gonflé ni le sein au repos n'est exactement approprié. Elle est en cela grandement aidée par la puissance génitale de son homme. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40325
« La castration symbolique amène un soulagement. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40326
« Dans certains cas de psychose infantile, surtout les cas sévères, il y a une attitude parentale anormale qui est en fait la cause de la maladie et qui persiste en tant que facteur de son maintien. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40327
« Le monde tel qu’il se présente n’a pas de signification pour l’être humain qui commence à se développer, sauf s’il est créé aussi bien que découvert. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40328
« Ce n’est pas l’objet lui-même qui est transitionnel. Il représente la transition du bébé d’un état de fusion avec la mère à un état de relation avec la mère en tant que personne extérieure et séparée. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40329
« On pourrait dire de l’adulte mature qu’il est capable de s’identifier aux groupes ou aux institutions de l’environnement, et de le faire sans perdre un sentiment de persistance personnelle de l’être et sans trop sacrifier la pulsion spontanée qui est à la racine de la créativité. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40330
« Finalement, en ce qui concerne la patiente dont j’ai parlé, il ne faut pas que j’échoue dans l’aspect « soins infantiles » de son traitement avant un stade ultérieur, lorsqu’elle voudra alors me faire échouer selon des voies déterminées par son histoire passée. Ce que je crains, c’est qu’en me permettant ce voyage d’un mois à l’étranger, je puisse avoir déjà échoué prématurément — ce qui rejoindrait les variables imprévisibles de son enfance — si bien que je l’ai peut-être rendue vraiment malade maintenant, tout comme des facteurs externes imprévisibles l’ont en fait rendue malade dans sa petite enfance. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40331
« Si l'on accepte l'idée que la santé est une question de maturité au bon âge, l'individu ne peut atteindre la maturité émotionnelle que dans un cadre où la famille a fourni le pont conduisant du soin parental (ou du soin maternel) jusqu'au support social. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40332
« J’ai esquissé quelques caractéristiques de l’adolescence et examiné les rapports entre ces caractéristiques et la symptomatologie des enfants malades du point de vue psychiatrique, au moment de la puberté. J’ai exposé un cas qui illustre quelques-unes des difficultés propres à la façon de traiter des patients faisant partie de ce groupe d’âge et qui s’applique aussi aux conditions offertes pour une réadaptation, du type de celles qu’on inaugure aujourd’hui. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40333
« Chez un enfant, la tendance antisociale représente l’espoir (inconscient) relatif à la réparation d’un traumatisme dû à un sevrage affectif. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40334
« Ce serait mieux si les mères se contentaient de venir voir leurs enfants [à l’hôpital] pour quelques minutes, disparaissant ensuite. Mais naturellement, les mères ne l’entendent pas ainsi. Comme on peut s’y attendre, elles viennent et passent tout le temps permis dans le service. […] Puis elles mettent beaucoup de temps à partir, elles continuent à dire au revoir à la porte jusqu’à ce que l’enfant soit tout à fait épuisé par l’effort de prendre congé. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40335
« De nombreux étudiants en histoire sociale ont pensé que la crainte de la femme était une cause puissante du comportement apparemment illogique des êtres humains vivant en groupe. On remonte toutefois rarement jusqu'à la racine de cette peur. Pourtant, si dans l'histoire de chaque individu, on analyse cette peur de la femme, elle apparaît comme une peur de reconnaître le fait de la dépendance. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40336
« Si ce que j'ai écrit ne faisait rien de plus que de stimuler d'autres personnes à faire mieux ce que je fis, à aider les gens normaux et à leur donner les raisons justes et réelles de leurs bons sentiments instinctuels, cela suffirait pour me satisfaire. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40337
« Un foyer parfaitement adapté serait même difficile à supporter parce qu’il n’y aurait pas de soulagement par l’intermédiaire de colères justifiées. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40338
« L'ennui vient de ce que la mère a une certaine tendance à s'effrayer de sa grande responsabilité et qu'elle a facilement recours aux livres, aux indications et aux règles.? Les vrais soins d'un bébé ne peuvent provenir que du coeur. Peut-être devrais-je dire que la tête ne peut pas les donner seule, ne peut les donner que si les sentiments sont libres. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40339
« [La mère] n’essaie pas d’empêcher [l’enfant] d’avoir des idées de destruction et, de cette manière, elle permet à la culpabilité innée de se développer à sa manière. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40340
« Soit dit en passant, il n'est pas nécessaire que les parents connaissent tout ce qui se passe dans l'esprit de leurs petits enfants, pas plus qu'ils n'ont besoin, pour que leurs enfants se portent bien physiquement, de connaissances approfondies en matière d'anatomie et de physiologie. Il est cependant essentiel qu'ils aient l'imagination de reconnaître que l'amour parental n'est pas simplement un instinct naturel en eux, mais qu'il s'agit d'une chose qu'un enfant requiert d'eux d'une manière absolue. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40341
« Ce qui compte, c'est que chaque nouvel enfant qui entre dans votre maison apporte avec lui sa propre vision du monde et un besoin de contrôler son petit morceau du monde. C'est pourquoi chaque enfant constitue une menace contre le cafre que vous avez créé, l'ordre des choses que vous avez soigneusement construit et que vous maintenez avec soin. Et, sachant à quel point vous attachez de la valeur à votre propre façon de faire j'en suis désolé pour vous. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40342
« L’obéissance d’un bébé est une chose terrible. Cela signifie que les parents paieront chèrement cette commodité, une commodité qu’ils devront payer de plus en plus cher, eux-mêmes ou bien la société, s’ils ne peuvent pas payer les pots cassés. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40343
« ... le fondement de la santé ultérieure réside dans l'expérience d'être, pendant l'enfance, soutenu par une bonne mère normale qui n'est pas effrayée des idées de son bébé et qui aime que son bébé s'en prenne à elle. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40344
« ... vous ne pouvez pas apprendre à un enfant à être heureux. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40345
« L'important est que nous n'imposions pas la réalité au petit enfant. Nous espérons que nous n'aurons pas à l'imposer, même lorsqu'il aura cinq ou six ans. A cet âge, en effet, si tout ba bien, l'enfant aura commencé à s'intéresser scientifiquement à ce que les adultes appellent le monde réel. Le monde réel a beaucoup à offrir, dans la mesure où son acceptation ne signifie une perte de la réalité du monde personnel imaginaire ou intérieur. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40346
« Posons-nous maintenant la question suivante ; pourquoi la personne bien portante et normale a-t-elle, en même temps, le sentiment de la réalité du monde et de ce qui est imaginaire et personnel ? Comment se fait-il que vous et moi soyons ainsi ? C'est un grand avantage parce que nous pouvons alors employer notre imagination à rendre le monde plus attrayant et nous pouvons utiliser les choses du monde réel pour en rêver. Est-ce tout simplement affaire d'évolution ? Je ne le crois pas et je pense que nous ne grandissons ainsi que si chacun d'entre nous a eu, au commencement, une mère capable de lui faire découvrir le monde à petites doses. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40347
« En tout cas, le bébé qui pleurent peu ne poussent pas nécessairement mieux, parce qu'ils ne pleurent pas, que ceux qui s'époumonent et, personnellement, si j'avais à choisir entre les deux extrêmes, je parierais sur le bébé qui pleure, qui en est venu à connaître toute l'étendue de sa capacité de faire du bruit, à condition qu'on ne laisse pas trip souvent ses pleurs se transformer en désespoir. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40348
« Les bébés paraissent être capables d'avoir une idée de leur estomac. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40349
« Un principe vital existe chez chaque bébé, une étincelle de vie. Cette poussée vers la vie, vers la croissance et le développement, fait partie du bébé. Il s'agit d'un élément avec lequel l'enfant naît et cet élément évolue d'une manière que nous n'avons pas à comprendre. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40350
« Le bébé considère comme naturelles la douceur de ses vêtements et la bonne température de l'eau du bain. Il en va autrement du plaisir de la mère qui accompagne l'habillage et le bain du bébé. Si ces choses font plaisir, c'est pour lui comme le soleil qui se lève. Le plaisir de la mère doit être là, sinon tout et mort, sans utilité et mécanique. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40351
« La santé de l'adulte se forme tout au long de l'enfance, mais les fondations de cette santé, c'est vous, la mère, qui les établissez au cours des premières semaines et des premiers mois de l'existence de votre bébé. peut-être cette pensée vous aidera-t-elle un peu si la perte temporaire de vos intérêts pour les affaires du monde vous semble bizarre. Vous êtes en train 'édifier la santé d'une personne qui sera un membre de la société. Cela vaut la peine qu'on s'y attache. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40352
« Le lien entre la mère et son bébé est très puissant au début et nous devons faire tout ce que nous pouvons pour permettre à la mère; à ce moment-là, un moment naturel, de ne se soucier que de son bébé. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40353
« L'une des raisons pour lesquelles vous devriez apprendre à connaître votre bébé à la fois dans ses états d'excitations et de contentement, c'est qu'il a besoin de votre aide et qu'à moins de le connaître, il ne vous est pas possible de l'aider. Il a besoin que vous l'aidiez à maîtriser les transitions terribles entre le plaisir de dormir ou de s'éveiller et l'attaque totale de voracité. Les tâches routinières mises à part, on pourrait dire qu'il s'agit là de votre premier devoir de mère [...]. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40354
« Pour commencer, je pense que vous serez soulagée d'apprendre que je n'ai pas l'intention de vous indiquer ce que vous devez faire. Je suis un homme et, par conséquent, je ne peux pas savoir réellement ce que c'est que de voir là, emmitouflé dans un berceau, un petit morceau de ma personne, un petit morceau de moi ayant une vie indépendante et pourtant dépendante et qui, peu à peu, devient une personne. Seule une femme peut vivre cette expérience. Et seule, peut-être, une femme peut la vivre en imagination lorsque, par malchance, l'expérience véritable fait défaut. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40355
« Votre consolation [lorsque votre bébé pleure de colère], selon moi, c’est que les cris de colère signifient probablement que [le bébé] croit en vous. Il espère pouvoir vous changer. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40356
« En réalité, dans le trouble du caractère, il y a un autre élément : à un moment de la première enfance, l’individu a perçu, à juste titre, qu’au début tout allait bien ou assez bien et qu’ensuite tout n’était pas bien. En d’autres termes, il y a eu, à un certain moment ou pendant une phase du développement, une faillite réelle du soutien du moi qui a entravé le développement affectif de l’individu ; une réaction à ce traumatisme a pris alors la place de la simple croissance. Une faillite de l'environnement favorable fait ainsi obstruction aux processus de maturation. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40357
« Ayez du plaisir à découvrir ce qu'il y a à découvrir dans la personne de votre bébé lorsque quelque chose se passe, car le bébé le réclame cela de vous. C'est ainsi que vous serez prête à attendre sans hâte, sans embarras, sans impatience, la disposition de votre bébé à jouer. C'est elle qui, par-dessus tout, indique chez lui l'existence d'une vie intérieure. Si elle correspond chez vous à une même disposition, la richesse intérieure du bébé s'épanouit et votre jeu mutuel devient la meilleure part de la relation qui existe entre vous deux. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40358
« Lorsque j’observe des troubles du caractère, je m’aperçois que j’observe des personnes totales. Cette expression implique que l’intégration a été réalisée au moins jusqu’à un certain degré, ce qui en soi est un signe de santé mentale. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40359
« Chaque individu est un élément isolé en état de non-communication permanente, toujours inconnu, jamais découvert en fait. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40360
« La satisfaction instinctuelle donne au petit enfant une expérience vécue personnelle, mais affecte à peine la position de l’objet. J’ai eu le cas d’un patient schizoïde pour qui les satisfactions éliminaient l’objet, si bien qu’il ne pouvait pas s’étendre sur le divan : en effet, pour lui, cela reproduisait la situation des satisfactions infantiles qui éliminaient la réalité externe ou l’extériorité des objets. J’ai exprimé cela d’une autre façon, par ailleurs, en disant que le nourrisson a le sentiment d’être « dupé » par une tétée satisfaisante. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40361
« S’il doit y avoir un cadre strict, il faut qu’il soit cohérent, fiable et juste pour être efficace. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40362
« Certains enfants réussissent très adroitement à s’attirer de mauvais traitements ; ils tentent par là de trouver, dans la situation actuelle, de mauvais parents qu’ils pourront haïr. Le conflit interne « haine contre haine » devient un conflit entre la haine interne et la haine extériorisée. Soulagés par cette transformation, les enfants vont pouvoir aimer le parent d’accueil cruel. Malheureusement, à ce moment-là, les parents d’accueil seront probablement en butte à l’incompréhension de leur entourage. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40363
« Nous ne pouvons pas nous contenter de dire aux adolescents : « A votre tour ». Il nous faut leur fournir, depuis le plus jeune âge, dans l’enfance et l’adolescence, à la maison et à l’école, un environnement qui les aide et permette à chacun d’élaborer sa propre moralité, d’instaurer un surmoi évoluant naturellement à partir des éléments du surmoi primitif de la petite enfance, et de trouver sa propre voie pour utiliser ou non le code moral et l’héritage culturel général de notre époque. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40364
« L’environnement […] ne façonne pas l’enfant. Au mieux, il permet à l’enfant de réaliser son potentiel. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40365
« La mère qui atteint cet état que j'ai nommé "préoccupation maternelle primaire" fourni un cadre (setting) dans lequel la construction de l'enfant pourra commencer à se manifester, ses tendances au développement à se déployer, et où lui, l'enfant, pourra ressentir le mouvement spontané et vivre en propre ses sensations particulières à cette période primitive de sa vie. »
Donald W. Winnicott (La mère suffisamment bonne)


#40366
« Pouvoir être seul en présence de la mère, c'est le début de l'autonomie. Métaphoriquement, il s'agit d'une forme d'incorporation de la colonne vertébrale maternelle qui, après maturation, devient introjection structurante permettant de se tenir debout, seul. »
Donald W. Winnicott


#40367
« Une tâche majeure de l'analyste de n'importe quel malade, c'est de rester objectif à l'égard de tout ce que le malade apporte, et le besoin de l'analyste de pouvoir haïr son malade objectivement en est un cas particulier. p. 45 »
Donald W. Winnicott (La haine dans le contre-transfert)


#40368
« On peut estimer que [laisser tomber sa responsabilité d’adulte], c’est laisser tomber vos enfants (à un moment critique). A ce jeu de la vie, vous abdiquez précisément au moment où ils viennent pour vous tuer. Y a-t-il alors quelqu’un d’heureux ? Certainement pas l’adolescent qui devient celui sur lequel on s’appuie. L’activité de l’imagination se perd, la lutte de l’immaturité cesse. Se rebeller n’a plus de sens, l’adolescent qui remporte trop tôt la victoire est pris à son propre piège. Il doit se transformer en dictateur et attendre d’être tué –d’être tué, non par la nouvelle génération de ses propres enfants, mais par celle de ses frères et sœurs. Naturellement, il cherche à exercer sur eux un contrôle. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40369
« Y a-t-il une différence entre le phénomène hallucinatoire qui est le signe d’une maladie et celui qui ne signifie rien de tel ? »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40370
« L’amour de la mère ou du thérapeute ne signifie pas seulement répondre aux besoins de dépendance, mais en vient à vouloir dire autre chose : fournir l’opportunité à ce bébé ou à ce patient d’aller de la dépendance vers l’autonomie. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40371
« En choisissant d’aborder l’étude de la nature humaine par la question du développement, qui permet le recentrage des différents points de vue, j’espère pouvoir rendre clairement la façon dont, à partir d’une fusion primaire entre l’individu et l’environnement, quelque chose fuse, l’individu mettant en jeu ce qu’il veut et devenant capable d’exister dans un monde qui ne veut rien. »
Donald W. Winnicott (La nature humaine)


#40372
« Un point majeur de ce que j’ai avancé concernant les phénomènes transitionnels est notre consentement à ne jamais soumettre l’enfant à une alternative du type : as-tu créé cet objet ou l’as-tu simplement trouvé là, à ta convenance ? Autrement dit, un trait essentiel des phénomènes et des objets transitionnels est dans une certaine qualité de notre attitude, dans le temps même où nous les observons." »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40373
« Je suis consterné quand je pense aux changements profonds que j’ai empêchés ou retardés chez des patients appartenant à une certaine catégorie nosographique par mon besoin personnel d’interpréter. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40374
« Ce que j’ai appelé l’ « objet subjectif » se relie progressivement aux objets perçus objectivement mais ce processus n’intervient que si un apport suffisamment bon de l’environnement […] permet au bébé d’être fou –fou de cette manière particulière qui lui est concédée. Cette folie ne deviendra véritable folie que si elle apparaît plus tardivement. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40375
« La richesse de l'imagination enfantine sait utiliser tous les petits événements qui se produisent dans la maison et le voisinage. Les adultes ont besoin d'explorer le vaste monde pour échapper à leur ennui alors que les enfants ne s'ennuient jamais. »
Donald W. Winnicott (Déprivation et délinquance)


#40376
« Il faut donner une chance à l'expérience informe, aux pulsions créatives, motrices et sensorielles de se manifester; elles sont la trame du jeu. C'est sur la base du jeu que s'édifie toute l'existence expérientielle de l'homme. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40377
« Il est vrai que les parents apportent l’existence de la famille, mais ils ont besoin de quelque chose qui vient de chaque bébé et de chaque enfant –ce que j’appelle la création individuelle de l’enfant. »
Donald W. Winnicott (La famille suffisamment bonne)


#40378
« J’essaie de faire découler des phénomènes transitionnels le fait même d’éprouver […]. Vous saisirez peut-être ce que je veux dire en pensant à l’expérience d’un Van Gogh qui se sentait réel en peignant mais déréel dans sa relation avec la réalité externe et dans l’abri de sa vie privée intérieure. »
Donald W. Winnicott (Les objets transitionnels)


#40379
« Le mot "thérapeutique" a un autre sens : il signifie qu'on se met dans une position telle que l'autre puisse communiquer avec soi à un niveau profond. »
Donald W. Winnicott (Conversations ordinaires)


#40380
« On m'a appris que la dépression contenait en elle-même le germe de la guérison. C'est la face claire de la psychopathologie: la dépression a un rapport avec le sentiment de culpabilité (lequel est le signe d'un développement sain) et le processus de deuil. Le deuil lui aussi finit par achever son travail. La tendance naturelle à guérir rapproche également la dépression du processus de maturation à l’œuvre au cours de l'enfance, processus de maturation qui, dans un environnement facilitant, conduit à la maturité personnelle, c'est à dire à la santé. »
Donald W. Winnicott (Conversations ordinaires)


#40381
« Comme la plupart des enfants délinquants, David est immédiatement aimé pendant une courte période par tous ceux avec lesquels il n'a pas trop de contact. »
Donald W. Winnicott (De la pédiatrie à la psychanalyse)


#40382
« Il y a une telle différence entre les débuts d’un bébé dont la mère est capable de remplir sa fonction suffisamment bien et ceux d’un bébé dont la mère en est incapable, qu’il n’y a pas lieu, à ces tout premiers stades, de décrire un bébé autrement que par rapport à la fonction de la mère. Lorsque les soins maternels ne sont pas suffisamment bons, la maturation du moi de l’enfant ne peut s’effectuer, ou bien le développement du moi est nécessairement déformé dans certains aspects d’une importance vitale. »
Donald W. Winnicott (Processus de maturation chez l'enfant)


#40383
« Si l’objet externe persiste à être inadéquat, l’objet interne n’a pas de signification pour le petit enfant et alors, mais alors seulement, l’objet transitionnel se trouve, lui aussi, dépourvu de toute signification. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40384
« A mes patients qui ont payé pour m'instruire. »
Donald W. Winnicott (Jeu et réalité)


#40385
« Deux mères et deux bébés ne se ressemblent pas. »
Donald W. Winnicott (L'enfant et sa famille)


#40386
« Se développer c’est tout simplement la vie et le fait de vivre et […] il n’y a pas de fin à la vie si ce n’est la mort. Nous nous occupons ici du sentiment d’accomplissement de soi, mais si je m’accomplis, il ne faut pas que j’oublie que j’y suis parvenu en escaladant les cadavres de mes amis morts au combat ou ceux que l’accident ou la maladie n’a laissés s’accomplir qu’en fonction de ceux de leurs semblables qui, eux, ont eu le temps. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40387
« Le succès qu’aura la fonction de désillusion de la mère et de la famille se mesure en fonction de la capacité de l’enfant à éprouver l’ambivalence, mais le fondement de l’ambivalence se trouve dans l’expérience de l’omnipotence relative à un objet. Ce que l’environnement reflète de l’ambivalence implique l’idée de traumatisme. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40388
« Quand la famille fonctionne, le but du thérapeute doit être de permettre à l’enfant qu’on lui amène pour un traitement d’utiliser ce que la famille peut, en réalité, faire mieux et de façon plus économique que n’importe qui d’autre : assurer l’ensemble des soins mentaux pendant toute la période jusqu’à la guérison. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40389
« Un nourrisson qui a une difformité peut devenir un enfant sain avec un Self qui n’est pas déformé, et le sentiment qu’il en a est basé sur le vécu en tant que personne acceptée. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40390
« Jung semble n’avoir aucun contact avec ses propres pulsions destructrices primitives, et ses écrits vont dans le sens de cette idée. Dans ses jeux d’enfants, il construisait et détruisait sans cesse et encore ; il ne se décrit pas en train de jouer de façon constructive en relation avec le fantasme inconscient d’avoir détruit. […] J’avais mis cela en rapport avec une difficulté que Jung avait pu rencontrer en étant élevé par une mère déprimée (si toutefois c’est vrai). »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


#40391
« Lorsque le sujet ne détruit pas l’objet subjectif (matériel de projection), la destruction apparaît et devient un trait essentiel, pour autant que l’objet soit objectivement perçu, ait son autonomie et relève de la réalité « partagée ». […] Pour moi, la destruction joue son rôle en fabriquant la réalité, en plaçant l’objet en-dehors du soi. »
Donald W. Winnicott (La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques)


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Le contenu de cette page a été mis à jour pour la dernière fois le mardi 27 juillet 2021.
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